Dans la majorité des cas, vous êtes attendue à la maternité. Dès votre arrivée, vous êtes examinée par une sage-femme ou le médecin de garde qui procède à un examen médical précis. Son tout premier geste est un toucher vaginal pour contrôler l’ouverture du col, la souplesse du périnée et de la vulve, des informations qui lui donneront une idée
de l’avancement de l’accouchement.

Préparer la naissance

Puis il procédera à la prise de tension, à l’écoute des battements du cœur du bébé, soit par l’intermédiaire d’un monitoring, appareil à ultrasons qui traduit les bruits du cœur sur un graphique soit, plus simplement, avec un stéthoscope d’accoucheur, appareil de métal qui ressemble à une trompette. Votre température et vos pulsations seront contrôlées ainsi que votre taux d albumine dans les urines. Un palper de votre ventre permettra d’apprécier la position du bébé et l’intensité des contractions. Si vous devez accoucher sous péridurale, le médecin effectuera une prise de sang pour une analyse. Selon l’avancement du travail, vous êtes installée dans votre chambre ou dans une salle de repos ou encore, si l’accouchement est imminent, en salle de naissance. Si les contractions sont bien espacées, vous pourrez vous promené vous distraire. On sait aujourd’hui que la position verticale est particulièrement bénéf au déroulement de l’accouchement.

À chacune de trouver sa position: marcher, s’accroupir, à moins
que vous ne préfériez vous relaxer dans un bain chaud.
L’important est de décider librement de son confort.

En salle d’accouchement

Lorsque les contractions deviennent plus fréquentes (toutes les 3 ou 4 minutes), qu’elles durent 30 secondes à 1 minute et que la dilatation est au moins de 2 ou 3 cm, il est temps pour vous de gagner la salle d’accouchement. Par monitoring ou simple écoute au travers de la paroi abdominale, on vérifie les battements du cœur du bébé et sa réaction aux contractions. Puis on reprend votre température ainsi que votre tension, de même qu’on vérifie de nouveau votre taux d’albumine dans les urines. Au besoin (et à condition que la poche des eaux ne soit pas rompue), on aura recours à une amnioscopie pour s’assurer que le bébé ne souffre pas. À ce stade, l’accouchement est très médicalisé, les gestes des médecins et des sages-femmea sont précis et ne demandent pas vraiment de commentaires. Il se peut encore, si vous resta à la maternité, qu’il vous semble qu’on vous laisse de longs moments seule. Rassurez-vous, vous n’accoucherez pas seule dans votre lit. Détendez-vous entre les contractions, écoutez ae la musique, lisez, discutez avec votre mari.

Préparer la perfusion

Dans certaines maternités, on pose un cathéter en intraveineuse. Celui-ci va permettre, s’il le faut, le soutien médicamenteux à tout moment de l’accouchement, qu’il y ait ou non complication, et notamment si celui-ci doit se dérouler sous péridurale. Dans la majorité des cas, il sert simplement à poser une perfusion de sérum
glucose qui apporte eau et sucre à la mère afin de lui permettre de soutenir un effort prolongé.
Ce cathéter est posé soit sur l’avant-bras, soit sur la main pour laisser
libres les mouvements des bras dont la future maman peut avoir besoin au moment de l’expulsion.

Les phases de l’accouchement

  • Le moment que l’on appelle la dilatation consiste en l’ouverture et l’effacement du col de l’utérus. Pour certaines futures mamans, particulièrement si elles ont déjà mis au monde un ou plusieurs bébés, l’effacement peut ne pas être détecté, et précéder la dilatation de quelques jours. En fait, après un premier accouchement, le col de l’utérus ne reprend pas sa taille initiale et reste toujours un peu plus court. Quelques contractions fortes et efficaces suffiront alors à l’ouvrir.
  • L’expulsion, comme son nom l’indique, est la sortie de l’enfant. Celui-ci glisse de l’utérus dans le vagin en traversant les os du bassin puis la vulve.
  • La délivrance est le décollement et l’expulsion du placenta et des membranes qui protégeaient le bébé.

Les vertus de l’eau

Sans pratiquer les accouchements dans l’eau, certaines maternités proposent à leurs patientes de soulager leurs douleurs en se baignant dans une piscine d’eau tiède. Celle-ci est parfois équipée de jets de massage, bien différents de ceux proposés en thalassothérapie.
Cet hydro-massage doux détend et relaxe. Le bain aide à la dilatation, soulage la douleur et accélère le processus de l’accouchement.
Certaines maternités mettent à la disposition des futures mamans des piscines démontables. Plus simplement, pour toutes celles qui n’ont pas à leur disposition une baignoire, des douches d’eau tiède associées à de légers massages peuvent aussi bien soulager ces douleurs.