La fabrication du lait et sa montée dans les glandes mammaires furent longtemps un mystère. Au xxe siècle, la découverte des hormones et de leurs propriétés a permis d’expliquer le phénomène de la lactation.

Le rôle des glandes mammaires 

L’hormone est une substance sécrétée par une glande endocrine, véhiculée par le sang et qui a le devoir d’exciter le fonctionnement d’un organe. En l’occurrence, l’hormone de la lactation, la prolactine, est sécrétée par le lobe antérieur de l’hypophyse. C’est elle qui va
stimuler la production de la glande mammaire qui renferme les grappes d’acini glandulaires.
L’action de la prolactine est conjuguée avec celle d’autres hormones sécrétées par le placenta, les ovaires et les glandes surrénales. C’est ce cocktail qui va produire le lait maternel. Dans le même temps, le lobe postérieur de l’hypophyse produit l’ocytocine, l’hormone partenaire de la prolactine. Elle va déclencher les contractions des muscles et favoriser ainsi la migration du lait des acini vers les canaux galactophores. Ces derniers se multiplient jusqu’aux pores
galactophores, situés au bout du sein. On le sait, la lactation est entretenue par l’enfant qui tète.
Sa succion exerce une pression sur le mamelon, vidant les alvéoles pleines de lait qui se remplissent alors à nouveau. Parallèlement, l’excitation nerveuse du mamelon est transmise au cerveau,
puis à l’hypophyse, laquelle, en réponse, produit plus ou moins de prolactine et d’ocytocine.

Stimuler la lactation

Certes, ce mécanisme paraît simple. Mais les dosages hormonaux sont si complexes qu’il suffi parfois de bien peu de chose pour en perturber l’équilibre: la fatigue, l’émotion, voire le stres font baisser la lactation. Cela se produit souvent au moment du retour à la maison. La jeune maman est parfois inquiète, voire dépressive, face aux problèmes matériels et à la nouvelle responsabilité qu’elle doit assumer. Un seul remède pour reprendre un rythme norma
mettre l’enfant au sein le plus souvent possible afin de stimuler la glande mammaire. Ne pas hésiter non plus à vider régulièrement ses seins.
Boire beaucoup et se reposer au maximum sont les meilleurs stimulants pour la lactation.
Il existe pourtant une panoplie de médicaments pour la favoriser. Le plus répandu, non toxiq est le Galactogyl. C’est le produit de l’association de trois plantes (la galega, le cumin et fenouil) et d’une substance chimique, le dipliosphate tricalcique. L’homéopathie pallie
également l’insuffisance de la montée de lait.

Où sont les nourrices d’antan?

L’allaitement du bébé par sa mère est une pratique relativement récente. En effet, jusqu’au début du xxe siècle, un grand nombre de bébés étaient confiés aux soins d’une nourrice. Cette habitude
était courante dans deux catégories sociales: les familles aisées et les familles pauvres où la femme, qu’elle soit mère ou non, devait travailler pour survivre.
Les nourrices faisaient commerce de leur lait et entretenaient leur lactation de mois en mois et même d’année en année, tout simplement en gardant en permanence un bébé au sein.
Ce métier a disparu avec l’invention du biberon en tant que matériel de puéri-culture. Il est né de l’imagination du docteur Pinard, qui était médecin-obstétricien à la fin du siècle dernier.
Il fallut plusieurs années pour que le biberon soit au point sur le plan sanitaire. Entre-temps, il fit de nombreuses victimes, faute d’une bonne hygiène.

Empêcher la montée de lait

Le plus facile est de le faire aussitôt après l’accouchement, avant
même que l’enfant ait stimulé la lactation par la tétée. Le produit le plus couramment utilisé est le Bromocriptine®. Ce médicament agit sur l’hypophyse et l’hypothalamus pour inhiber la production de
prolactine. La posologie habituelle est de 2 comprimés par jour pendant 3 semaines. Si ce traitement s’avère insuffisant il faudra le prolonger de 10 jours. Vertiges et nausées sont les seuls effets secondaires connus, ils disparaissent lorsqu’on fractionne les doses.

Arrêter d’allaiter

En cas de maladie grave de la mère, il est recomandé de passer du sein au biberon en douceur. La technique pour stopper l’allaitement est la même quel que soit le moment choisi, par exemple vers le 4e mois, qui est en principe le moment habituel du sevrage. Le passage du lait maternel au lait premier âge se fait progressivement sur 10 à 15 jours.
Pour un nourrisson qui est à 5 tétées par jour:
3 premiers jours: 4 tétées et 1 biberon;
3 jours suivants: 3 tétées et 2 biberons;
3 jours suivants: 2 tétées et 3 biberons;
3 jours suivants: 1 tétée et 4 biberons;
jours suivants: 5 biberons.
Le sevrage de la lactation par l’absorption de médicaments à base d’œstrogènes de synthèse n’est pas sans risque. Il faut craindre des perturbations telles que phlébites, nausées ou vertiges.
L’allaitement mixte, au sein et au biberon en alternance, est encore possible. Les mères qui reprennent le travail après leur congé de maternité ont souvent recours à cette solution pour se garder le plaisir de donner le sein matin et soir au moins.
Mais la lactation étant stimulée par la succion, il n’est pas rare que le lait se tarisse petit à petit. Aussi faut-il rester très vigilant pour que l’enfant ne soit pas perturbé et conserve un bon équilibre nutritionnel.

 

 



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