Les sens du nouveau-né ne sont pas encore aussi performants que ceux de l’adulte, mais ils le deviendront sans peine. Ce n’est qu’une affaire de temps.

La vue: du plan fixe à la découverte

L’enfant, dès qu’il vit dans la lumière, oriente les yeux par rapport à l’espace et maintient son regard à l’horizontale quand sa tête bouge. Cependant, malgré le déplacement conjugué de ses yeux, il est encore incapable d’une bonne convergence oculaire. De plus, l’accommodation est très mauvaise: le bébé a donc d’abord une vision trouble de tout ce qui demande un changement de courbure du cristallin, c’est-à-dire de tout ce qui se trouve à plus de 40 cm de ses yeux. Le bébé voit la lumière et parvient  à distinguer des intensités très fines. Dès sa 2e semaine, l’enfant réagit à l’approche d’un objet. Il a donc une première conscience de la profondeur du champ qui l’entoure. Vers la 4e semaine en moyenne, il devient capable de fixer un objet, mais il ne peut guère y arrêter longtemps son regard. Ce n’est vraiment qu’à l’âge de 2 mois que l’enfant poursuit réellement un objet en déplaçant son regard, avec anticipation sur son trajet.

C’est grâce à les sens que le bebe s’intégre dans sa famille.
Il va rapidement adopter les us et coutumes de ceux oui l’aiment.

Le toucher

On sait que bien avant de naître, l’enfant est sensible aux caresses. L’expérience de la stimulation tactile commence dans le liquide amniotique, dont la température est constante. Tous les déplacements procurent au bébé des sensations d’effleurement. C’est pourquoi, pendant longtemps, le contact avec des surfaces souples, chaudes, les caresses et les bercements auront sur lui un effet apaisant. Il réagit également aux stimulations tactiles au travers de la paroi abdominale de la mère.
Le bébé, lorsqu’il naît, est parfaitement équipé sur le plan du toucher. Sa peau est capable de percevoir diverses sensations. Tous ces signaux sont transmis au cerveau par des terminaisons nerveuses dont certaines indiquent le contact, d’autres mesurent la pression, d’autres encore évaluent le chaud et le froid ou la douleur.
Douceur et chaleur, associées à l’odeur, sont, sans aucun doute, les sensations préférées des bébés. Attraction que l’on constate dès la naissance quand l’enfant s’enfouit dans le sein de sa mère pour la première tétée. Besoin que l’on retrouve encore quand il se blottit au creux de son épaule.

In odorat subtil

Il est impossible de savoir si l’expérience de l’odorat existe avant la naissance. Ce que l’on sait est que dès les premières minutes de la vie, le nourrisson réagit à la présentation d’une grande variété d’odeurs. Il sait distinguer aussi bien celles qui sont désagréables ou agréables
our l’adulte que différencier des qualités odorantes disctinctes.
e sens est important, notamment dans la recherche du sein au moment de l’allaitement, en chercheur danois a fait l’expérience suivante avec des nouveau-nés: il place de part et d’autre du nez du bébé deux morceaux de coton, l’un imprégné de l’odeur du sein maternel, lesecond du sein d’une autre mère.
L’étude statistique des préférences des enfants montre qu’à partir du 6e jour les bébés se tournent plus facilement vers le coton dont l’odeur leur est familière. Le nourrisson possède donc un odorat assez fin pour reconnaître sa mère.

L’audition

L’enfant à la naissance entend fort bien. Toutes les mères ont observé qu’un bruit fort le réveille. À l’inverse, d’autres sons le calment, mais leur rythme doit être régulier pour mettre fin aux pleurs. La voix humaine, en particulier celle de ses parents, fait réagir de manière étonnante : elle est, en effet, capable de déclencher son sourire.
Des recherches ont pu montrer que le nouveau-né préfère entendre la voix de sa mère plutôt que celle d’une femme inconnue, toutes deux lisant pourtant le même texte, revanche, il ne fait pas de différence entre la voix de son père et celle d’un autre homme, préfère, en outre, entendre parler la langue maternelle plutôt qu’une langue inconnue. L’examen classique de la bonne audition d’un bébé se fait à l’aide d’une clochette,
Très nettement, les yeux ou la tête se tournent dans la direction de la source sonore.

Le goût: à la base, le sucré

SeIon les travaux du professeur Matty Chiva, l’enfant est capable, dès la naissance, reconnaître les quatre sensations gustatives élémentaires: le salé, le sucré, l’acide, l’amer. Les expériences montrent même qu’il sait nettement signifier son goût pour
les saveurs sucrées et son aversion pour tout ce qui est amer. La saveur sucrée du liquide amniotique expliquerait la prédilection du nouveau-né pour ce goût, cette préférence envers le sucré est observable dès qu’il respire, et avant même que le nouveau-né ait été alimenté. Elle déclenche chez lui des mimiques de plaisir de détente. Ainsi l’administration d’une solution sucrée est conseillée pour atténuer stress du bébé dans certains cas. Le nourrisson, programmé pour accepter le lait, est particulièrement sensible au galactose
pour le lait maternel, et au lactose pour le lait de vache. Il goûte ces substances comme des substances sucrées. Mais, là encore, les bébés ne sont pas tous identiques. Certains bébés perçoivent plus vite, plus fort et plus finement certains goûts que d’autres.

 



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