Pour des raisons d’économie sur le budget social, le séjour à la maternité est de plus en plus court. En moyenne, il dure cinq jours, s’il n’y a eu aucune complication pour la mère et pour l’enfant et si l’accouchement s’est fait par les voies naturelles. En réal il n’y a aucune norme médicale.
Un certain nombre de maternités proposent même aujourd’hui aux mères de rentrer chez elles trois jours après l’accouchement. La jeune maman a été informée de cette possibilité soit au cours de ses visites prénatales à la maternité, soit à son arrivée pour l’accouchement
Mais ce retour précoce ne se fait pas dans n’importe quelles conditions.

Un relais à domicile

Le jour du retour à la maison de la mère et de l’enfant, il est prévu une visite d’accueil à domicile faite par une infirmière, une sage-femme ou une puéricultrice qui reviendra les quatre jours suivants. Si cela s’avère nécessaire, elle prolongera de quelques jours ces visites à domicile. La maternité propose ce service d’hospitalisation à domicile comme alternative à l’hospitalisation. La mairie du domicile de la maman met à la disposition de la mère une aide ménagère (à raison de 1 heure 30 par jour) ou participe au financement d’une travailleuse familiale. Les trois jours de séjour à la maternité sont bien remplis : mise en route de l’allaitement, apprentissage des soins de puériculture, soins gynécologiques pour la mère et surveillance médicale pour le nourrisson avec, notamment pour ce dernier, pratique du test de Guthrie. Huit à dix jours après l’accouchement, la mère et l’enfant reviennent à la maternité pour une consultation-bilan.
Quels avantages ?
Il semble que ces séjours de courte durée, réservés à des mères qui le désirent et qui sont en parfaite santé, ainsi que leur bébé, aient un effet bénéfique sur l’allaitement: elles sont davantage à allaiter et n’éprouvent, pour la plupart, aucune difficulté.
De plus, on a constaté que les bébés trouvent plus facilement un rythme équilibré de veille et de sommeil. Toutes les mères ayant fait cette expérience ont particulièrement apprécié de ne pas être séparées trop longtemps de leur enfant, notamment les jeunes
mamans psychologiquement fragiles. En outre, les pères et les aînés ne se sont pas sentis exclus de l’événement et, au contraire, se sont plus investis dans les soins à donner au bébé. C’est sans doute le meilleur moment pour le père de prendre son congé de paternité.
Ces deux semaines de disponibilité peuvent être l’occasion pour le couple de s’installer doucement dans sa nouvelle vie à trois ou à quatre s’il y a un autre enfant. C ‘est aussi l’occasion pour le père de tisser avec son bébé des liens d’attachement précoces, importants pour leur relation future.

Retrouver son lit

Deux heures après votre accouchement vous regagnerez votre chambre, il se peut même, si elle n’est vas trop éloignée de la salle d’accouchement, que vous assiez le trajet à pied… solidement soutenue par la femme ou par votre mari. Selon les maternités,
votre bébé est installé près de vous ou dans une  pouponnière (pour ne pas être déçue, renseignez-vous lors de votre arrivée à la maternité). Cette dernière solution permet aux jeunes mamans de récupérer plus rapidement de la fatigue de l’accouchement, le bébé leur est laissé toute la journée et il retrouve ses congénères la nuit.

Encore des contractions: les tranchées

L’utérus est un organe parfaitement contractile. Il se rétracte au moment de l’accouchement, ce qui provoque des contractions. Et il se contracte ensuite, pour reprendre sa taille normale. Ces dernières contractions sont aussi appelées « tranchées ». Elles provoquent des douleurs proches de celles que produisent les coliques. Elles sont fréquentes dans les deux ou trois jours après l’accouchement mais elles peuvent également survenir pendant les six ou les quinze
jours qui suivent. Grâce à ces tranchées, l’utérus cicatrise les brèches vasculaires à l’accouchement, et les saignements prennent fin. Si l’accouchement a été provoqué et si les contractions ont été stimulées par une injection d’hormones ocytociques, les tranchées seront parfois plus fortes que la normale.
De même, lorsque la mère allaite, elle peut ressentir des contractions au moment de la mise au sein. Elles sont dues à l’ocytocine, une hormone qui est sécrétée par l’hypophyse. On constate qu’une femme qui a eu plusieurs grossesses, a souvent des contractions plus intenses. En cas de fortes douleurs, des médicaments sont
préscrits. Ces ultimes contractions sont en fait la manifestation sensible que l’utérus retrouve sa position normale dans le bassin. On dit alors qu’il « involue ».

LE SÉJOUR À LA MATERNITÉ

Il existe aujourd’hui une tendance à diminuer le séjour au sein de la maternité. Le temps de séjour moyen est de quatre jours alors qu’avant il était de dix à douze jours. Ce qui est important, c’est
de ne pas rentrer fatiguée. La jeune maman, surtout à la naissance d’un premier bébé, se sent un peu seule de retour chez elle, le préconise, le plus possible, la présence d’un des membres de sa
famille auprès d’elle. C’est important que quelqu’un soit là pour transmettre les traditions, pour prendre le relais en cas de fatigue. Objectivement, l’accouchement représente un effort physique,
e corps de la femme est meurtri, elle a perdu du sang, ce qui accroît sa fatigue, et elle est dans une situation toute nouvelle. Il est donc normal qu’elle soit perturbée. Les dix premiers jours, elle vit dans une atmosphère où se mêlent de grands moments de bonheur et de vraies périodes de nfatigue physique. Ce mélange crée une grande fragilité. Elle a besoin d’aide affective, celle de son mari ou de sa famille. S’ils ne peuvent pas être présents, la jeune maman peut faire appel à une sâge-femme ou à une puéricultrice qui viendra à son domicile. Qu’elle n’hésite pas à demander un peu d’assistance, elle est justifiée et nécessaire pour bien commencer son rôle de maman.

 



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