Dans le ventre de sa mère, le fœtus est de moins en moins un inconnu. On connaît bien son développement, on contrôle sa croissance par l’échographie et aujourd’hui, avant même qu’il soit né, on tente
de le soigner. Ainsi un bébé, dont le médecin a diagnostiqué des battements de cœur anormaux, peut être traité in utero. C’est essentiel pour lui permettre de poursuivre son développement jusqu’au jour de la naissance. On donne alors à la mère un médicament qui franchit la barrière placentaire et qui va réguler les battements du cœur du fœtus. Sont ainsi traités des déficits enzymatiques ou des anémies que l’on soigne par transfusions au
niveau du cordon ombilical.

Des interventions toujours délicates

Mais la médecine fœtale est encore capable d’interventions encore plus spectaculaires, telles que les opérations chirurgicales à utérus ouvert. Bien sûr, aujourd’hui, de telles opérations ont des limites. On ne les tente que dans le cas où l’on sait qu’une malformation va entraver le développement in utero de l’enfant, allant souvent jusqu’à mettre sa vie en danger Ainsi sont opérées la hernie diaphragmatique et des myopathies congénitales.
L’intervention se pratique utérus ouvert, mais le fœtus opéré n’est qu’en partie extrait, car les contractions de l’utérus ne permettraient pas de le remettre ensuite en place. C’est en fait une réparation provisoire par une prothèse plastique. Cette intervention devra être
complétée par une intervention dès la naissance.
Cependant, leur succès est restreint. L’avenir est aux interventions à ventre fermé par cœlioscopie. Ainsi, il est possible, aujourd’hui, de différencier la circulation sanguine de jumeaux.

Les thérapies génétiques

Une autre opération, palliative mais essentielle pour un organe, est pratiquée dans certains cas de malformation urinaire avec obstruction complète des voies urmaires entraînant une dilatation importante du rein et sa destruction imminente. Une ponction à travers le ventre de la mère et l’utérus est alors réalisée pour dériver les urines du fœtus.
Parallèlement, la médecine développe d’autres traitements in utero. Et le professeur Touraine à Lyon a même réussi à greffer des cellules fœtales à un fœtus de 28 semaines atteint d’une grave maladie immunologique à caractère génétique.
Dans les années à venir, on devrait voir se développer la thérapie génétique permettant de soigner in utero des enfants atteints de maladies génétiques, leur donnant l’espoir de naître presque normaux.

Opérations précoces

Certaines anomalies sont opérées dans les heures qui suivent la naissance. D’autres malformations, comme celles d’ordre cardiaque, sont opérées dans les trois jours qui suivent la naissance, après une réanimation. Grâce au diagnostic anténatal, ces enfants peuvent être sauvés.
Prévenues a temps, les équipes médicales sont prêtes a agir dès la naissance et les interventions se font dans des conditions idéales.

Greffe in utero

Voici l’histoire de David Grâce a un diagnostic prénatal, on s’est aperçu qu’il souffrait d’une grave maladie immunologique : le syndrome des lymphocytes dénudés. Le professeur
Touraine proposa à ses parents de le traiter par greffe m utero. La technique consiste, après repérage du cordon ombilical par échographie, à transfuser dans la veine ombilicale
du fœtus des cellules prélevées au niveau du foie et du thymus d’un
fœtus décédé. Parvenues dans la circulation fœtale, ces cellules migrent au niveau des organes où se développent les cellules du système immunitaire. Une fois greffées, elles se développent, permettant ainsi la reconstitution progressive d’un capital immunologique inexistant. David, à sa naissance, a dû séjourner pendant un an et demi dans une bulle stérile et a dû encore, pendant quelque temps, subir des perfusions pour parfaire son immunité.

Diagnostic anténatal

Heureusement, parmi les malformations, ce sont les anomalies mineures ou modérées qui sont les plus fréquentes. Elles touchent plus particulièrement l’appareil urinaire. Dans l’immense majorité des cas, grâce au diagnostic échographique anténatal de plus en plus performant, elles sont prises en charge immédiatement a la
naissance par un traitement médical ou chirurgical qui, autrefois, n’aurait été fait qu’après leur découverte, à la faveur d’une complication. Certaines anomalies, réputées graves hier du fait de leur risque immédiat dans les premières heures ou les premiers jours de la vie, ont aujourd’hui grandement bénéficié de cette technique.

La naissance programmée dans des maternités spécialisées à proximité d’un centre de chirurgie néonatale a modifié le pronostic de ces anomalies Ce sont par exemple les malformations du tube digestif ou de la paroi abdominale.

Côté cœur

Les grossesses à risque sont celles de femmes qui ont déjà attendu ou mis au monde un enfant avec une malformation cardiaque II y a là trocs fois plus de risques et leur grossesse demande un suivi régulier avec, notamment, un contrôle échographique du développement du cœur de leur bébé par une échographie spécialisée.

COMMENT INTERVENIR AU MIEUX

Une recherche a été faite pour savoir s’il était possible d’intervenir in utero sur des enfants ayant des malformations. La technique consiste à ouvrir le ventre de la mère, à sortir juste la partie du foetus sur laquelle on doit intervenir de manière à le laisser dans son milieu. Puis on referme pour attendre l’âge normal de la naissance qui se fera par césarienne. L’idée peut sembler belle sauf que ces interventions entraînent deux opérations pour la mère et que les résultats ne sont pas satisfaisants, le crois beaucoup plus intéressant de développer les techniques d’intervention sous endoscopie, donc sans ouvrir l’utérus. Elles ne sont pas encore parfaitement sans risque, mais les résultats
sont beaucoup plus probants qu’avec la solution à utérus ouvert.

 

 

 



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