Informer, expliquer, apprendre aux futures mamans à soulager par elles-mêmes leurs petits maux, à se relaxer et à visualiser de manière positive ce qu’elles vivent et ce qui les attend, voici le but de la sophrologie. Pour parvenir à cela, la sophrologie associe de manière alternative relaxation et mouvement: la relaxation ayant pour fonction de diminuer le seuil de vigilance, le mouvement ayant, lui, pour but de le limiter.

Maîtriser sa vigilance

Dans cette pratique, les phénomènes respiratoires sont importants; une expiration lente et profonde, qui dure donc un certain temps, abaisse le seuil de vigilance, et un mouvement qui l’accompagne en permanence jusqu’au moment de l’inspiration, le limite. La future
maman peut, avec un minimum d’entraînement, abaisser ainsi volontairement son niveau de vigilance et y demeurer un certain temps.
Le mouvement apporte sur la partie du corps activée des effets physiologiques qui, grâce à l’état particulier de relaxation dans lequel elle se trouve, deviennent perceptibles sous forme de sensations. C’est ainsi qu’elle est préparée par le sophrologue à être plus attentive, plus présente à telle ou telle partie de son corps. La détente volontaire se fait par différents moyens: la voix calme et monocorde du sophrologue ou encore l’écoute de bandes magnétiques.

Le pouvoir des sons

La future maman a d’abord un entretien particulier avec le médecin sophrologue qui permet de définir ce qu’elle attend de cette méthode et ce qu’elle va y apprendre.
Ensuite, trois séances d’initiation sont indispensables, le reste de la préparation se faisant seule, chez soi, chaque jour La première séance dure 45 min et se déroule dans une pièce insonorisée. Assise dans un fauteuil relax, la jeune femme écoute une bande stéréo.
Deux semaines plus tard, au cours de la deuxième séance, elle écoute une autre bande.
À la fin de cette audition, elle doit être autonome, c’est-à-dire qu’elle peut entrer et sortir de la relaxation sans l’aide des sons. La troisième séance se situe tout près du terme de la grossesse. La femme travaille sur son corps.
Dans un état parfait de relaxation, toujours avec l’aide de sons, elle accomplit un certain nombre d’exercices, au rythme qu’elle désire: entraînement respiratoire, représentation de son vagin, de son utérus. Le jour de l’accouchement, si elle le désire, elle pourra écouter une bande spéciale de 30 min, mais accouchera sans écouteurs, parfaitement consciente. Les différents sons entendus
pendant les cours donnent l’impression de tourner autour de la tête. En s’accélérant, cette rotation entraîne la perte de toute notion de temps et d’espace, facilitant ainsi le relâchement physique et mental. Ainsi par un bon entraînement, la future maman est capable de substituer une sensation agréable à une sensation désagréable par rutilisation d’images. Par exemple, la chaleur, par représentation d’eau glacée ou de neige, devient fraîcheur. À ces séances de 2 heures, s’ajoutent des cours de psychoprophylaxie dassique.

La magie de la voix

D’autres médecins proposent un entraînement différent: il commence au 6e mois et se découpe en six leçons. Chacune aborde un sujet théorique (physiologie de la femme, déroulement de l’accouchement, etc.) et le complète par des exercices physiques et
Dphroniques. Première étape : apprendre à se mettre dans un état entre sommeil et ressentir des sensations simples. Deuxième étape: s’imaginer après l’accouchement, parfaitement bien, chez soi, à côté de son bébé. À partir de là, chaque séance ramènera mentalement la jeune maman vers l’accouchement.
Grâce à cette technique, toute crainte s’efface et elle peut, avec moins d’angoisse, se préparer a être une maman heureuse. Tout comme l’accouchement psychoprophylactique,
Duchement sophrologique ne supprime pas la douleur, il permet de mieux la supporter.