Certains contraceptifs sont à éviter dans la période du post-partum, avant le retour de couches. La majorité des médecins déconseillent l’utilisation immédiate du stérilet, ce dernier peut abîmer les tissus de l’appareil génital. Mieux vaut attendre environ un mois que l’utérus ait repris sa taille normale, afin d’éviter qu’il tombe ou qu’il se
déplace, provoquant le risque d’une perforation utérine. Enfin, le contact entre le vagin et la cavité utérine, par l’intermédiaire du fil du stérilet, peut provoquer l’inflammation de l’endomètre (muqueuse utérine).

Méthodes orales

La pilule est parfois prescrite 21 jours après l’accouchement. Dans ce cas, c’est une pilule cestroprogestative minidosée. Elle est surtout recommandée aux femmes qui ont eu beaucoup d’enfants. On lui reproche de cacher le retour de couches puisque la pilule déclenche les saignements dès qu’on arrête sa prise. Elle peut augmenter les risques de phlébite. Enfin, elle peut avoir des conséquences sur l’allaitement. Par contre, les pilules microdosées (en progestérone seulement) sont sans conséquence sur la qualité et la quantité
de lait maternel. Leur prescription est préférée à ce moment-là, d’autant plus qu’on peut les utiliser très tôt, à savoir seulement 10 jours après l’accouchement.

Des indications physiologiques

La méthode dite des températures est aussi difficilement utilisable; en effet, à la suite d’une fatigue, d’une complication de l’allaitement tel que l’engorgement mammaire ou d’une légère infection, la jeune maman voit sa courbe de température perturbée.
La méthode Personna : ce petit ordinateur de poche permet l’identification des périodes de non-fertilité avec 94 % de fiabilité. Son principe : celui de la recherche dans les urines des hormones qui permettent de repérer le début et la fin de la période de fertilité.
Ce procédé ne convient pas à toutes les femmes.

Le retour de couches

L’apareil génital reprend une activité normale bien avant le retour de couches. L’allaitement aide à la remise forme de l’organisme de la mère : lors des tétées, les muscles de l’utérus travaillent. Cette période de l’involution utérine est marquée par un écoulement vaginal, qui est fait de lochies, sang non coagulé. Vers le jour, cet écoulement peut être un peu plus important. C’est le petit retour de couches qui n’a rien à voir le retour des règles. En cas d’allaitement, la date du retour de couches est difficile à déterminer, on sait le retarde mais pas indéfiniment. En moyenne, une mère qui allaite retrouve un cycle régulier quatre mois l’accouchement. À cette date, la sécrétion de prolactine diminue de moitié, ce qui la ramène à des propor-
comparables à celles d’une femme qui n’allaite pas, mais qui suffit à entretenir la lactation. Il est faux de que le lait maternel est alors moins bon ou de penser qu’il y a obligatoirement reprise de l’ovulation. L’apparition des règles ne la signifie pas toujours.

Méthodes locales

Avant le retour de couches, le médecin conseille généralement la méthode dite du retrait ou une contraception locale, à l’exception du diaphragme qui ne pourra être utilisé qu’après une reprise normale de la tonicité des tissus périnéaux, soit habituellement dans les deux
ou trois mois qui suivent l’accouchement. Il ne restera donc à la jeune mère que la possibilité d’utiliser des ovules, des crèmes, des gels ou des éponges spermicides. À moins qu’elle ne demande à son partenaire d’utiliser des préservatifs ou d’expérimenter la pilule pour hommes.

Quel contraceptif choisir?

Des le retour de couches, tous les modes de contraceptoisont possibles sauf le diaphragme.
Les pilules. Il n’existe pas de pilule parfaite, mais différrents pilules plus ou moins dosées selon les cas. Leur functionnement est toujours le même et leur taux de résure contraceptive est de 100 %. La pilule œstroprogestative modifie le fonctionnement de l’hypophyse, la glande régulatrice du système hormonal. Les spermatozoïdes sont neutralisés au niveau du col et le tissu utérin devient impopre à l’implantation de l’œuf fécondé. Double garante qui explique son succès, si on ne l’oublie pas. Les stérilets. Aujourd’hui, ils sont dits actifs, c’est-à-dire qu’ils détruisent les spermatozoïdes et agissent sur la glaire cervicale. Leur durée d’utilisation varie de 2 à 4 ans suivant le type d’appareil. Dans certains cas, le médecin peut placer le stérilet dès la deuxième semaine suivant l’accouchement, mais il est préférable d’attendre 6 semaines L’implant contraceptif. Récent, ce contraceptif se glisse, pour une durée de trois ans, sous la peau du bras, libérant un progestatif, l’étonorgestrel. Il est efficace le lendemain de sa pose. Il est déconseillé aux femmes ne supportant pas bien les contraceptifs à la progestérone.