Votre impatience à confirmer cette grande nouvelle vous a conduite, dans la plupart des cas, dans le cabinet de votre médecin généraliste ou de votre gynécologue, qui n’est pas forcément accoucheur. Même si l’un et l’autre peuvent vous accompagne jusqu’au dernier mois de votre grossesse, il semble préférable de vous faire suivre par le méd<
qui va vous accoucher ou par la sage-femme dont c’est la spécialité. Ils assisteront à l’évolution de votre grossesse et seront donc les mieux informés pour pratiquer votre accouchement.

Un suivi médical essentiel

Mais tout n’est pas toujours aussi simple, surtout lorsque l’on habite à la campagne. Dans cas, le suivi de la grossesse peut être effectué, chaque mois, par un généraliste. Il est pourtai conseillé, au dernier trimestre, de prendre rendez-vous avec le médecin qui procédera à
l’accouchement. Il est également possible d’effectuer les visites trimestrielles avec un spéciale et de vous faire suivre pour les autres mois par un généraliste ou une sage-femme à proximi
de votre domicile. Dans tous ces cas, les praticiens ont l’habitude de correspondre entre afin de vous assurer un parfait suivi médical.

La sage-femme

À votre arrivée à la maternité vous rencontrerez, si cela ne s’est pas produit avant, une sage-femme. Elle vous accueille, vous installe en salle de travail, installe le monitoring. Les sages-femmes font partie du personnel médical et sont au nombre de 8 000 en France. La plupart exercent en milieu hospitalier, mais certaines restent encore attachées à une pratique libérale.
En quatre ans d’études après le baccalauréat, elles deviennent de véritables spécialistes de l’obstétrique normale. Ce sont elles aussi qui ont la charge des cours de préparation à l’accouchement sans douleur. Après l’accouchement, ce sont encore elles qui examinent le nouveau-né, surveillent la délivrance et tiennent à jour le dossier médical de la mère et de l’enfant. Les sages-femmes peuvent pratiquer tous les examens obligatoires de surveillance de la grossesse à l’exclusion du premier qui doit être fait par un médecin.
Dans toutes les maternités, les sages-femmes sont présentes 24 heures sur 24. Il est encore possible, si l’on a été suivie par une sage-femme au cours de sa grossesse, de demander qu’elle soit présente à l’accouchement. En effet, la présence de cette technicienne avec  laquelle vous aurez noué des liens amicaux vous sera d’un grand réconfort. Elle surveillera le bon déroulement de l’accouchement, l’avancement du travail, saura vous aider à contrôler votre respiration, vous réconfortera dans les moments les plus difficiles.

 Le gynécologue accoucheur

Vous avez fait le choix d’un gynécologue accoucheur, qui est-il? C’est un médecin spécialiste ayant obtenu le diplôme d’études spéciales de gynécologie-obstétrique. Après sept ans de médecine générale, la formation est de cinq ans, sous forme d’internat soumis à un concours. Sa présence au moment de l’accouchement dépend du lieu où vous accouchez et des circonstances. Il sera sûrement là si vous accouchez dans une maternité privée; il ne sera dans une maternité conventionnée et surtout dans une maternité hospitalière que si votre accouchement demande une intervention médicale:
épisiotomie, forceps, césarienne, péridurale.

Le grand jour

C’est au cours de la première visite médicale (obligatoire au troisième mois) que le médecin va essayer de déterminer, à partir de vos information, la date de votre accouchement.
Il faut d’abord définir la date de la fécondation, donc, à deux jours près, celle de l’ovulation. Elle est toujours approximative, car, même si vous  connaissez bien la date du premier jour de vos dernières règles, date du début du cycle, vous ne savez jamais précisément la durée de la première partie du cycle, avant l’ovulation, car elle est variable d’un mois à l’autre et d’une femme à l’autre. Le principe général de ce calcul se base sur un cycle de 28 jours: l’ovulation se produit donc le 14e jour; si la femme est réglée tous les 35 jours, l’ovulation se fait au 21e jour. À partir de ces données, on établit une date théorique d’ovulation qui sera donc aussi la date théorique du début de la grossesse. On peut déterminer ainsi la date de l’accouchement. En France, les médecins (pour être en règle avec les prescriptions de la Sécurité sociale) comptent neuf mois à partir de la date de la fécondation. Dans d’autres pays, on compte neuf mois à partir du premier jour des dernières règles. Ce n’est pas très logique sur le plan obstétrical (date sans rapport exact avec la grossesse), mais c’est souvent le seul repère précis que l’on connaisse.  Dans d’autres pays, on compte neuf mois à partir du premier jour des dernières règles. Ce n’est pas très logique sur le plan obstétrical (date sans rapport exact avec la grossesse), mais c’est souvent le seul repère précis que l’on connaisse. Mais le jour de l’accouchement est d’autant plus difficile à fixer que chez beaucoup de femmes la date de l’ovulation n’est pas aussi précise que le veut la théorie. De plus, il existe des facteurs familiaux. On constate aussi des facteurs ethniques: on accouche plus tôt dans le Sud de l’Europe que dans le Nord. Certains facteurs physiques entrent encore en jeu, les femmes petites accouchant plus tôt que les grandes. On comprend mieux la difficulté à fixer une date précise.