Qui va garder les aînés?



Heureusement qu’il y a les grands-mères! En effet, dans 90 % des cas ce sont elles qui gardent les aînés, le temps nécessaire à la naissance « du petit frère ou de la petite sœur ». Sans doute votre aîné n’échappera pas à cette règle. Même si les premiers jours il est un peu dérouté, rassurez-vous, c’est pour la plupart d’entre eux une véritable découverte et le début d’une réelle complicité. Cette période va être difficile à vivre pour lui, sa mère lui a été enlevée et il sait qu’il va devoir affronter une nouvelle vie où il lui faudra partager espace et affection. La douceur, la patience, la disponibilité de ses grands-parents lui seront alors d’un grand secours. Il est aussi essentiel qu’ils soient là au moment où la structure familiale change.

Grandir c’est difficile

Le futur bébé représente l’avenir, eux le passé. Ils en sont une référence vivante. C’est en racontant leurs souvenirs à leurs petits-enfants qu’ils leur apprennent qu’eux aussi ont ét des enfants tout comme leurs parents, et qu’ils comprennent parfaitement le difficile
passage au statut d’aîné puisqu’ils l’ont eux-mêmes déjà vécu. Tout cela aide les aînés à comprendre le mécanisme de la filiation et leur permet d’appréhender, sans doute pour première fois, des phénomènes tels que le vieillissement et le temps qui passe.
Mais pour que ces quelques jours soient enrichissants, il ne faut pas que l’aîné soit éloign de son cadre familial. C’est aux grands-parents de se déplacer. Il est préférable que l’enfant garde ses habitudes, ses repères, ses camarades et surtout reste proche de son père; il a besoin de sentir qu’il appartient toujours à la famille et que l’arrivée du bébé ne l’a pas e

Se rencontrer au plus vite

Dans la plupart des maternités, on autorise aujourd’hui la visite des enfants à leur mère et à leur petit frère ou petite sœur. Si vraiment l’interdiction est impérative, il est toujours possible d’entretenir une relation quotidienne par un petit coup de téléphone ou de
montrer le bébé à l’aîné dans la salle d’attente de la maternité. La maternité de l’hôpital de Bagnole-sur-Cèze a même aménagé un lieu spécial pour ces rencontres; là, les aînés peuvent découvrir leur cadet, mais aussi exprimer toute leur exubérance à retrouver leur
maman.
Enfin, s’il n’est pas trop petit, l’aîné sera flatté de participer à l’installation du nouveau bébé. Il peut alors accompagner son père à la mairie pour déclarer le nouveau venu, faire quel courses destinées à accueillir sa mère et le bébé de retour de la maternité, ou finir quelq
aménagements dans la chambre du nouveau-né: le responsabiliser l’aidera beaucoup à franchir cette étape.

Le préparer en douceur

Il est indispensable de prévenir votre enfant de votre départ imminent pour la maternité et de lui en expliquer la raison. En revanche, s’il est petit, lui préciser la longueur de cette absence
n’est pas utile, les petits enfants n’ayant pas réellement la notion du
temps. Il n’est pas non plus nécessaire de le prévenir trop tôt; 2 ou 3 jours avant la date prévue suffisent.
L’enfant sera rassuré s’il sait qui s’occupera de lui et ce qu’il pourra
faire en l’absence de sa mère.
On peut encore lui montrer l’endroit où l’on va « chercher » les bébés.
Enfin, les petits enfants étant très attachés à leur mère par l’odorat,
pourquoi ne pas lui laisser un objet ou un vêtement portant l’odeur de sa maman, qu’il va devoir momentanément quitter?
À l’âge de l’imitation, à l’âge de l’Œdipe, il n’est pas rare de voir les
enfants s’identifier à leurs parents.
Les petites filles se promènent avec un coussin sur le ventre et imitent en tout point le comportement de leur mère. Elles peuvent devenir agressives, déçues de ne pouvoir faire que semblant.
Quant aux petits garçons, ils peuvent accentuer leur agressivité vis-à-vis de leur père et deviennent de farouches protecteurs de leur mère.
Certains enfants souhaitent même prendre la place du bébé dans le
ventre maternel. Ils manifestent de cette façon leur angoisse à devenir grands.

Qui peut vous aider?

Les grands-parents vivent loin ou sont indisponibles. Il reste la solution des amis ; il est alors préférable qu’ils s’installent dans la maison de l’enfant sur lequel ils vont devoir veiller, ceci afin de ne pas trop le bousculer psychiquement et de ne pas l’éloigner de son père.
Si vraiment il n’y a aucune possibilité d’aide extérieure, le père peut prendre son congé parental de 15 jours et s’occuper ainsi de son ou ses « bébés ». Il vaut mieux ne pas choisir ce moment délicat pour inscrire l’enfant dans un système de garde qui lui est inconnu. Cette séparation, cet éloignement pourrait être vécu comme un abandon et provoquerait ensuite un profond ressentiment, favorable à l’installation d’une jalousie qui pourrait devenir durable et difficile à atténuer avec le temps.

 

 



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