Avoir un petit frère ou une petite sœur, c’est dur, très dur. Votre enfant a dû déjà se douter qu’il y avait quelque chose en préparation. Sa participation à la fête est indispensable. Même petit, vous pouvez lui expliquer l’arrivée d’un nouveau bébé, ce qui va changer pour lui et surtout ce qui ne changera pas. Précisez-lui tout de suite qu’il ne sera pas exclu de la maison mais qu’il devra partager cet espace; votre aîné aimera savoir ce qu’il gardera bien à lui et ce qu’il devra partager. N’hésitez pas à entrer dans le détail.
Il gardera ses jouets, sa chambre si possible, et bien sûr toute votre affection. Précisez aussi ce qu’il faudra partager, comment concrètement se passeront les journées.

Le faire participer

Dès lors, son rôle d’aîné sera valorisé: les bébés, tout à coup, deviennent des personnes bourrées de défauts. Il en sera ravi. Vous pouvez lui montrer encore les bébés dans la rue, dans les magazines, l’encourager à toucher votre ventre, pour qu’il sente bouger son petit
frère ou sa petite sœur. Pourquoi ne pas lui demander également son avis sur le choix du prénom ou la couleur de la layette? Plus il sera impliqué dans cet événement familial, mieux il aimera son cadet. Attention, il y aura tôt ou tard des crises de jalousie parfois violentes. Mais sachez que cette violence est quasiment toujours verbale;
tous les aînés rêvent un jour de se débarrasser de leur petit frère ou de leur petite sœur.
Ne vous inquiétez pas, c’est une attitude tout à fait normale et sans danger si l’aîné ne se sent jamais exclu.

Le bon écart

Statistiquement, l’écart entre les deux premiers enfants, aujourd’hui,
est de 2 ans et demi. Mais c’est sans doute lorsque l’aîné est  un peu plus âgé, vers 3 ou 4 ans, que l’acceptation du petit frère ou de la petite sœur est plus facile. Bien sûr, tout est question de « maturité » et de caractère. L’enfant qui a pris conscience de son indépendance vis-à-vis de sa mère avec notamment l’affirmation de son identité sexuelle est plus disposé à avoir un cadet que celui pour qui sa mère est encore ce qu’il possède d’unique au monde. La jalousie d’un petit s’exprime souvent d’abord vis-à-vis de sa mère. Elle l’a trahi et il peut le lui reprocher ouvertement. Puis ses sentiments  se tourneront vers l’intrus. Parallèlement, il fera tout pour se faire remarquer. Régression, bêtises, caprices, tristesse ou agressivité, il choisira son mode d’expression en fonction de son caractère et des situations.

Deux ans semblent le bon écart entre deux naissances. Ce temps est nécessaire pour que vous retrouviez toute votre féminité et pour profiter pleinement de votre premier-né. Mais il n’y a pas de règle, c’est l’affaire de chaque couple.

Dis maman, comment on fait les bébés?

A cette question, mieux vaut répondre simplement et clairement. Employez les termes anatomiques exacts; parlez de pénis et de vagin, nommez les spermatozoïdes et l’ovule en expliquant que ce sont deux graines qui donnent naissance à un fruit : le bébé.
Cette question sera suivie, à plus ou moins de distance, d’autres sur la naissance et sur l’amour. Là aussi, des réponses claires et relativement succinctes doivent lui fait les bébés suffire. Les Hollandais, eux, ont trouvé une solution pour aider les parents à expliquer la venue d’un autre bébé dans la famille. Les futurs aînés sont les bienvenus dans les centres de consultations prénatales. Ils y
viennent avec leur mère.
La sage-femme présente leur explique alors, à l’aide de dessins et d’une poupée, l’anatomie du futur bébé et comment il va naître.