Les troubles sont de nature fonctionnelle, très variables d’une future maman à l’autre. Rarement graves, ils sont même souvent interprétés comme une des toutes premières manifestations de la grossesse. Il semble qu’une femme sur deux en souffre du 1e mois jusqu’à la fin du 3e mois. Les nausées vont alors disparaître aussi brusquemment qu’elles sont apparues. C’est le matin au saut du lit qu’elles se manifestent le plus fréquemment, mais certaines odeurs peuvent aussi les favoriser (tabac ou parfums), tout comme les graisses
cuites et les plats en sauce. Peut-être sont-elles dues aux hormones sécrétées par le placenta ou au relâchement musculaire de l’estomac? Il semble, en fait, qu’elles puissent être mises sur le compte de manifestations psychosomatiques plus que sur celui de réels troubles physiques.

Pour mieux les supporter

D’une manière générale, mieux vaut avoir des nausées l’estomac plein que vide. La contraction de l’estomac devient alors douloureuse et s’apparente à un réflexe nerveux. On peut combattre les nausées du matin en prenant son petit déjeuner au lit et en attendant un bon quart d’heure  avant de se lever; en supprimant le mélange café + lait ou thé + lait et en buvant un verre d’eau 10 à 15 min avant de se lever. On peut encore boire une tisane. Votre médecin peut également vous prescrire un médicament, le plus souvent du Primpéran®. Un autre moyen de prévenir les nausées est de  répartir les prises alimentaires sur quatre repas. Le petit déjeuner sera un peu plus copieux avec un apport protéinique tel que œuf, jambon, fromage. Une collation comportant pain, céréales, produits laitiers ou fruits aura le double avantage d’éviter le grignotage et de favoriser l’apport de calcium. Enfin, tout vomissement trop violent et surtout fréquent exige la consultation d’un médecin qui prescrira un antivomitif.

Les nausées restent un mystère. Elles sont sans conséquence sur
le développement du bébé.

L’expression du mal-être

Les vomissements incontrôlables et très importants sont dus aux bouleversements psychiques de la grossesse. Certaines futures mamans ont beaucoup de mal à accepter leur nouveau statut, le plus souvent en raison de grandes difficultés familiales. Les médecins ont souvent constaté que ces troubles disparaissent lorsque la future maman est isolée de son milieu familial. Ces cas extrêmes sont de plus en plus rares, la contraception, aujourd’hui très répandue, réduit considérablement ces grossesses non désirées.

Les troubles intestinaux

Prendre au petit déjeuner des céréales complètes et boire beaucoup
d’eau.
Éviter les aliments qui ont la réputation de constiper : banane, coing,
champignon. Attention: le son et les pruneaux, bien qu’aliments déconstipants, sont déconseillés en trop grande quantité. Le son a notamment l’inconvénient de diminuer l’absorption du calcium et du fer, éléments indispensables à la santé de la future
maman.
Enfin, manger beaucoup de légumes, sources de fibres régulatrices du
transit intestinal. Un peu d’exercice  physique favorise encore le transit intestinal. Si ces conseils d’hygiène de vie sont insuffisants, le médecin peut prescrire la prise de mucilages, de suppositoires à la glycérine ou d’un léger laxatif. Les diarrhées sont assez rares pendant la grossesse et ne peuvent être que d’origine alimentaire : trop de légumes verts, de fruits, etc. Là aussi les méthodes douces sont les meilleures: riz, carottes cuites, pommes douces, pâte de coing. Ne pas oublier de boire beaucoup d’eau pour éviter tout risque de déshydratation.