Tous les bons moments ont une fin, et c’est dès maintenant que vous allez devoir penser à la fin de vos congés de maternité. Si votre grossesse et votre accouchement se sont déroulés sans problèmes et, bien sûr, si vous avez une activité professionnelle, vos congés
de maternité se terminent 10 semaines après l’accouchement. Si vous allaitez, ces congés peuvent être prolongés de 15 jours.

Vous préparer

Vous avez dû prévoir depuis quelques mois un mode de garde. Il est indispensable de confirmer très vite votre inscription à la crèche ou de prendre contact avec l’assistante maternelle qui va s’occuper de votre bébé. La séparation est un moment délicat, la mère et l’enfant se connaissent bien et ont tissé des liens affectifs profonds. Elle doit se faire en douceur.
Avant de laisser votre bébé une journée entière chez sa nourrice ou à la crèche, faites-lui faire quelques visites de prise de contact. L’idéal est que ces premières rencontres se déroulent en votre compagnie, puis seul, le temps d’une demi-journée d’abord, et enfin pour une journée complète. Pratiquement toutes les crèches collectives sont organisées de cette manière.
Cette méthode peut tout à fait s’adapter aux crèches parentales ou aux nourrices à domicile.

Des relations confiantes

La mère, le bébé et la personne qui va le garder vont faire connaissance. Pour vous, c’est le moment de parler de votre enfant et de vos principes éducatifs à la professionnelle qui va s’en occuper. Ne manquez pas de poser toutes les questions et de confier toutes vos craintes.
Votre interlocutrice vous expliquera l’organisation de sa journée, ses gestes de maternage, qui sont rarement les mêmes d’une femme à l’autre et, bien sûr, les contraintes à respecter pour que chacun se sente au mieux dans son rôle. De son côté, votre bébé découvrira un
environnement différent, de nouveaux adultes, et surtout, s’il va à la crèche, le monde des enfants de son âge. Tout cela va l’enrichir et ne doit pas le perturber. Bien au contraire, très vite il va nouer des amitiés et apprendre à communiquer. Cette première séparation, en fait, est surtout difficile pour la mère.
D’une manière générale, il est rare qu’un enfant ne s’adapte pas au mode de garde choisi par sa mère. C’est le plus souvent elle qui ne supporte pas la séparation, transmettant ainsi sa tension au bébé. Elle éprouvera même peut-être une certaine jalousie envers cette femme qui va partager les mêmes émotions qu’elle, et à laquelle son enfant va s’attacher. De longs câlins le soir, de retour à la maison, effaceront ce dépit amoureux.
De plus, même si elle est passionnée par son métier, il y a fort à parier qu’elle envisagera sa carrière d’une manière différente et prendra, tout au moins la première année, un certain recul par rapport à sa profession.

Le dur métier de mère

Depuis peu, les femmes inquiètes au sujet de leur futur métier de mère peuvent faire appel à des puéricultrices dites de secteur. Rattachées à un centre de protection maternelle et infantile (PMI), elles se déplacent pour aider les femmes à se préparer sur le plan matériel (choix entre le sein ou le biberon, apprentissage du change,
relation du coin de bébé). Mais elles peuvent aussi intervenir sur le plan psychologique, notamment si la jeune mère a besoin de conseils et d’écoute. Généralement, la puéricultrice continuera, le temps de quelques visites, cette initiation au dur métier de maman.