Pourquoi faut-il apprendre à respirer pour bien accoucher? Parce qu’une bonne respiration favorise une bonne irrigation des tissus et notamment des tissus musculaires et leur apporte l’oxygène indispensable à un bon travail. Au cours de l’accouchement, le muscle
qui travaille le plus est celui de l’utérus qui, sous l’effet des contractions, produit un acide, l’acide lactique. S’il n’est pas éliminé par la circulation, il provoque des sensations locales douloureuses.
Seule une respiration régulière assure une parfaite irrigation. Contrôler sa respiration, c’est aussi contrôler mentalement son corps, donc ne pas se laisser submerger par celui-ci.

Respiration et contractions

Au début du travail, lorsque les contractions sont faibles et courtes, les sages-femmes conseillent une respiration profonde et lente tout au long de la contraction. L’inspiration apporte l’oxygène, l’expiration élimine les toxines. La contraction, comme tout effort musculaire, entraîne une accélération naturelle de la respiration. Au moment de la contraction le mieux est de vous détendre et de respirer calmement. Quand les contractions deviennent plus fortes, vous modifiez légèrement votre respiration. Au moment de la montée de la
contraction, prenez une grande inspiration, l’air entre sans forcer dans votre bas-ventre, puis expirez profondément et longuement sans contracter vos abdominaux. Imaginez que vous cherchez à éteindre une bougie tout doucement et que vous expirez par votre vagin.
Si la contraction n’est pas passée, prenez une inspiration normale et expirez en douceur. Vous pouvez encore adopter une respiration plus superficielle, légère et rythmée au moment où la contraction vous semble le plus intense. Entre les contractions, reprenez votre
respiration habituelle. À aucun moment vous ne devez éprouver la sensation de manquer d’air. Tout au long de la contraction, concentrez-vous sur votre respiration et sur ce qui se passe dans votre corps. Ces deux respirations évitent que le diaphragme n’appuie sur l’utérus. Plus vous exoirez profondément, plus celui-ci s’abaisse.

L’accouchement est imminent

Après la dilatation, dans la phase de la naissance, vous devez contrôler votre respiration pour éviter de pousser. Cela se produit lorsque la tête du bébé est engagée. Deux respirations permettent de résister à cette envie. La plus ancienne est celle dite du petit chien, haletante, avec de faibles inspirations et expirations. Le bon rythme est d’une respiration par seconde. Vous la maintiendrez pendant 10 secondes environ, puis vous reprendrez une respiration normale et recommencerez. D’autres obstétriciens préfèrent que leurs patientes pratiquent une respiration lente. Soufflez profondément au sommet de la contraction, inspirez comme si vous poussiez l’air dans le bas de votre bas-ventre, puis soufflez comme si l’air sortait par votre vagin, sans aucune tension.

Yoga et sophrologie

On ne s’improvise pas yogi au moment de l’accouchement. C’est la
pratique du yoga tout au long de la grossesse qui va vous aider à surmonter l’épreuve de la naissance. Cette discipline, par son pouvoir relaxant et grâce à l’assouplissement des muscles et des articulations, va vous permettre de combattre la douleur.
Ainsi, par cette technique, vous avez la possibilité de faire naître en vous des sensations dérivatives: vous pouvez évoquer des images reposantes et calmes, faire intervenir votre odorat, votre ouïe ou votre goût.
Vous pouvez aussi avoir recours au massage pratiqué par un tiers ou à l’auto-massage que vous associerez à certaines postures. Vous pouvez encore vous concentrer sur vos contractions pour les rendre plus efficaces ou préférer une relaxation profonde et relâcher la totalité de vos muscles. Les exercices de respiration et de relaxation vont vous permettre de vaincre votre angoisse et de calmer les douleurs de l’enfantement.
La respiration ample, calme et lente agit en profondeur. Elle décrispe tout le corps. Le relâchement musculaire bien maîtrisé permet un assouplissement très net du périnée, ce qui réduit le temps de dilatation et amène l’expulsion en quelques poussées. Si vous êtes bien entraînée, il est même possible d’obtenir une véritable analgésie grâce à la technique dite de sophro-substitution sensorielle, utilisée quand on pratique la sophrologie et qui consiste, lorsque
vous êtes en état de relaxation très profonde, à prendre conscience d’une sensation spontanément ressentie (comme la chaleur), puis de la remplacer par une autre (la fraîcheur).
Cette technique facilite des interventions telles que l’épisiotomie ou le recours aux forceps.

L’acupuncture comme aide à l’accouchement

Au cours de la grossesse, la future maman a accumulé un maximum d’énergie dans son bassin. Celle-ci est indispensable au développement du bébé. L’accouchement est le résultat d’un déséquilibre général d’énergie.
L’acupuncture peut donc intervenir sur celui-ci et prévenir les accouchements prématurés, ou déclencher une naissance dont le terme est dépassé. Cette méthode ne faisant appel à aucun médicament, elle pourra être relayée ou associée, au besoin, à la prise de médicaments ou à une anesthésie péridurale ou générale.

La respiration lors de l’expulsion
Pour l’expulsion, vous aurez besoin d’une respiration bloquée. C’est le fameux conseil: « Inspirez, bloquez, pousssez ». Au moment où vous sentez la contraction venir, vous devez prendre une grande inspiration suivie d’une profonde expiration pour bien vider les poumons et rependre, bouche fermée, une grande inspiration et la
uertout en poussant, la fin de la contraction, expirez puis prenez une inspiration importante, suivie d’une expiration totale et reprenez
une respiration normale. On conseille aux jeunes mamans de tenir leur respiration 10 secondes environ pour ne pas trop fatiguer le cœur. Là encore, il existe une autre méthode. Elle se définit par un « Inspirez, bloquez, poussez », juste au début de l’expulsion puis par un simple « Inspirez, bloquez » en soufflant lentement.
L’enfant exerce une forte pression sur le périnée ce qui provoque le réflexe de poussée et lui permet de se propulser dehors. Cette respiration est particulièrement efficace lorsque la mère peut s’étirer en s’accrochant soit à une barre soit au cou de son mari.
La sage-femme peut aussi l’aider en la soutenant par tes aisselles.

 

 



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