Pour lui, une nouvelle identité



Désirer être père et le devenir est aussi une aventure, le résultat d’une maturation psychique. D’ailleurs, l’âge moyen des pères à la naissance de leur premier enfant est de 32 ans. Mais à l’inverse de vous, votre mari, votre conjoint ne peut vivre sa paternité que dans le couple. La naissance d’un enfant et les bouleversements qu’elle entraîne, qu’ils soient d’ordre physique ou psychologique, vont être une épreuve pour vous deux.

Un nouveau statut

Chacun des partenaires doit se trouver un nouveau statut. Le père, dans cette affaire, a encore plus de difficultés que la mère. Car c’est elle qui délimitera, en fait, l’espace qu’elle lui laissera dans sa relation avec son enfant : elle décidera de son intégration ou de son exclusion pendant et après sa grossesse. De plus, le futur père se trouve parfois
tenu, pendant cette période, à assumer des tâches qu’il ne connaissait pas ou qui ne lui incombaient pas jusqu’alors ; il aura à donner des soins nouveaux à sa compagne et à lui manifester des attentions particulières.

Trouver ses marques

Pour les psychiatres, le rôle du père dans le couple est fondamental. Il doit accompagner la régression qui aide la femme à devenir mère. Un soutien que le père doit assurer tout en étant quelque peu exclu de ce que vit la mère qui, momentanément, renonce à beaucoup de ce qui faisait sa séduction. L’homme, pour devenir père, se choisit un rôle. Quel père sera-t-il? Plusieurs solutions s’offrent à lui : sera-t-il
lointain? maternant? détaché ? éducateur?
Alors, comme la mère qui cherche son statut dans son histoire avec sa propre mère, il se tourne vers son père, son grand-père. Cette confrontation est souvent bénéfique ; parfois, au contraire, elle se
révèle semée d’embûches. Il découvrira peut-être mieux qui était son père et quel type de relations ils avaient noué ensemble.
Pour l’homme, devenir père est toujours l’occasion de repenser ou d’enrichir son identité.

Le bon âge pour être père

On a longtemps pensé que les hommes pouvaient procréer jusqu’à un âge avancé. Si cela reste vrai techniquement, les scientifiques révèlent de plus en plus que ce n’est pas sans inconvénient. Ils nous ont appris, depuis déjà un certain temps, qu’avec l’âge le sperme devient moins fécondant en raison de la diminution du nombre des spermatozoïdes, de leur morphologie et de leur mobilité, ce qui les rend plus ou moins aptes à la fécondation. Ce phénomène est du au vieillissement du testicule, qui commencerait dés la trentaine. Il semble encore de plus en plus certain que l’homme âge de plus de 60 ans est susceptible de transmettre à sa lignée des maladies génétiques et des malformations plus nombreuses qu’à l’âge normal de la procréation. Ce sont, notamment, des troubles dans le développement osseux des membres et du squelette du futur bébé. Les médecins estiment aujourd’hui que les anomalies dues au vieillissement paternel sont, en probabilité, du même ordre que celui de la trisomie pour les femmes de 35 à 40 ans.

Du côté des fantasmes

Certains scientifiques l’affirment, il n’y a aucune raison pour qu’un jour les hommes ne soient pas enceinte.
Mais, ajoutent-ils, ce sera une manipulation dangereuse pour l’homme comme pour l’enfant. La raison de ce progrès tient simplement au fait qu’aujourd’hui ni l’utérus, ni la trompe, ni l’ovaire ne sont indispensables â la grossesse. On peut donc imaginer qu’il est possible, après incision du ventre, de placer un œuf fecondé en éprouvette dans la couche cellulo-graisseuse du péritoine (membrane séreuse tapissant les parois de  l’abdomen et la surface des viscères digestifs qu’il contient). Ensuite, il suffirait de renverser l’équilibre hormonal de l’homme par des injections d’hormones. Mais l’extraction du placenta après la naissance pourrait entraîner bien des complications.

Quant aux problèmes psychologiques qu’induirait un tel bouleversement de la nature, ils sont sans doute innombrables et totalement méconnus, les plus importants étant ceux liés à l’identité psychique. Heureusement on est, là encore, dans le domaine de la science-fiction.

Spermatozoïdes : leur qualité et leur nombre

Devant l’infertilité d’un couple, le spermogramme est pratiqué systématiquement. Obtenu après masturbation, cet examen permet l’analyse du liquide spermatique inotamment son volume, son pH et sa viscosité), mais aussi des spermatozoïdes: leur nombre dans l’éjaculat, leur vitalité et leur morphologie. Cet examen ne donne que des indications relatives on ne connaît pas encore, tout les critères de fécondité du sperme et seule la combinaison de tous les paramètres recueillis par le spermo-gramme donne un bilan utilisable Devant des résultats médiocres, il est indispensable de demander un autre examen trois mois après le premier. Ainsi, une simple fièvre, en raison d’une grippe par exemple, dans les trois mois avant l’examen, fausse tous les résultats. Un mauvais spermogramme n’induit d’ailleurs pas forcément des difficultés à avoir un enfant. En effet, un sperme médiocre, associé à une bonne fécondabilité de la femme, peut donner une grossesse sans grands problèmes.



fecondation, fécondation in vitro, placenta, foetus 4 mois, foetus 1 mois, attendre bebe, evolution foetus, foetus de 7 mois en image, attendre un bebe, contraception.