Plus qu’un mois!



L’image de la femme enceinte au 8e mois est caricaturale. Votre ventre et votre poitrine ont pris des proportions importantes. Physiquement, vous vous fatiguez beaucoup plus vite, vous avez tendance encore à perdre facilement l’équilibre: le poids du bébé déplace votre centre de gravité. L’enfant, bien sûr, continue à grandir et à grossir. Quand il bouge, vous pouvez facilement reconnaître à travers le ventre un pied, un bras ou encore la tête.
C’est aussi au cours de ce mois, s’il ne l’a pas fait avant, qu’il va se retourner, tête en bas. Il se prépare à l’accouchement.
Sa peau, rougeâtre jusqu’alors, devient rose, le duvet qui le protégeait tombe. Il se recouvre d’un enduit épais et gras, le vernix, qui facilitera l’accouchement. À la fin du 8e mois, il pèse 2,4 kg en moyenne et mesure 45 cm.

Les petites misères de fin de grossesse

De légères contractions peuvent se produire. Mais rassurez-vous, elles n’ont rien de commun avec les contractions qui amèneront la dilatation de l’utérus. Vous pouvez aussi souffrir de gène au niveau du pubis. C’est dû à l’étirement des ligaments de la symphyse. Du repos, la prescription de vitamine B ou l’ostéopathie peuvent vous aider à rendre ces douleurs plus supportables. Les maux de tête sont parfois plus nombreux. La fatigue, une ambiance surchauffée, enfumée en sont souvent la cause. Un peu de calme et d’air font généralement merveille.
Les points de côté sont fréquents et, malheureusement, parfaitement naturels. En effet, le bébé prend de plus en plus de place. Dans l’abdomen, il compresse les vaisseaux, les viscères, l’estomac, etc. Sous sa poussée, il est logique que les côtes et le sternum se
soulèvent provoquant des douleurs, dont les fameux points de côté. L’envie d’uriner est de plus en plus astreignante. Là encore, le bébé en faisant sa place appuie sur la vessie, laquelle n’a plus l’espace indispensable pour se distendre. Quelques centimètres cubes d’urine suffisent à la remplir.

Chercher son souffle

Vous vous essoufflez aussi facilement. Votre respiration plus rapide, indispensable à l’élimination du gaz carbonique et à l’apport supplémentaire d’oxygène, s’explique par les changements physiologiques que votre corps supporte et par les échanges mère-enfant : la consommation d’oxygène augmente de 10 à 15 % par rapport à avant la grossesse. De plus, l’utérus en augmentant de volume compresse le diaphragme et réduit le volume de la cage thoracique. Pour prévenir ces désagréments, limitez vos efforts. Et si les essoufflements persistent, notamment la nuit, parlez-en à votre médecin.

Mode d’accouchement: le choix définitif

Psychologiquement, on note chez un certain nombre de femmes un état de lassitude : la future maman a hâte d’être mère; souvent, elle éprouve des angoisses, angoisse classique de la séparation et angoisse de l’avenir de cet être qu’elle porte depuis plusieurs mois.
C’est donc le moment où se fait définitivement le choix du mode d’accouchement et notamment le recours ou non à l’accouchement sous anesthésie locale. Un certain nombre de femmes n’envisagent à aucun moment de prendre un médicament pour calmer les douleurs des couches. Elles veulent vivre cet instant pleinement, considérant qu’il est lié à leur désir d’enfant. C’est pour elles une expérience physique et émotionnelle  qu’elles désirent connaître. Ce besoin peut être si vif qu’il est indispensable au passage psychologique à l’état de mère. Pour d’autres, mettre un enfant au monde est un véritable défi qu’elles veulent relever. Choisir ou non une anesthésie péridurale ou locale est affaire de chacune. Certaines femmes se sentent physiquement incapables d’assumer la douleur de l’accouchement, d’autres estiment qu’il est ridicule aujourd’hui de souffrir inutilement puisqu’il existe des analgésiques. Enfin, quelques femmes font le choix de supporter sans aide les premières douleurs, ayant recours à la péridrale en cours de dilatation au moment où les contractions deviennent, à leur avis, insupportables.

Un rendez-mal défini

Même si vous connaissez très précisément la date de la conception, il
est impossible de prévoir exactement le jour de votre accouchement. La grossesse a une durée uniquement statistique de 280 à 287 jours. Cependant, bien des éléments peuvent modifier la date du rendez-vous avec votre bébé: votre morphologie, votre fatigue, votre état de santé, un événement à caractère émotionnel… et la volonté de votre bébé. 50 à 60 % des futures mamans accouchent à la date prévue, à 3 ou 4 jours près; 20 à 25 % accouchent 10 à 15 jours avant et les 20 à 25 % restantes 4 à 8 jours après. Sur le plan légal, la grossesse est fixée à 300 jours, une disposition qui n’est utile qu’en cas de divorce.

Douleurs et insomnies

Les douleurs lombaires peuvent être à l’origine d’insomnies. Mais elles sont rarement l’unique raison de ces troubles du sommeil. Si, pendant les premiers mois, la future maman a besoin de beaucoup de sommeil et dort très facilement, au cours des deuxième et troisième trimestres, elle peut souffrir de troubles du sommeil ; une literie un peu ferme, un petit oreiller (il existe des oreillers spécifiques pour ceux qui souffrent du dos) pallient ces désagréments. Mais les insomnies sont aussi dues souvent aux mouvements du bébé et à d’autres douleurs telles que la lourdeur des jambes. Pour mieux dormir, il est indispensable d’éviter thé ou café et de les remplacer par une tisane (tilleul ou eau de fleur d’oranger) ou encore par un verre de lait.
Se relaxer avant de se coucher aide à trouver le sommeil. Un bon truc
consiste à changer de lit. Le simple fait de se lever, de s’allonger dans
une autre position, aide souvent à s’endormir. Pour vous détendre le plus confortablement possible et vous endormir facilement, adoptez la position allongée sur le côté gauche. Cette position permet une meilleure irrigation de l’utérus et lui laisse plus de place dans le bassin.

 



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