Lutter contre l’anémie



Quand vous étiez petite, on vous forçait peut-être à manger des épinards pour leur richesse en fer. Et bien, cela va recommencer. Non, vous ne mangerez pas particulièrement de ce légume, car en fait il en apporte peu à l’organisme.
Mais il faut savoir que quantité d’autres aliments en contiennent. Cependant, il y a de fortes chances que l’on vous en prescrive sous forme médicamenteuse.

Une complément systématique dès le 6e mois

Du jour au lendemain, ou presque, votre grossesse fait passer vos besoins en fer de 18 à 50 mg en moyenne par jour, selon l’état de vos réserves. Ces nouveaux besoins sont dus à l’augmentation de votre volume sanguin. Environ 20 % des femmes en âge d’être mères n’ont aucune réserve en fer, et les trois quarts des autres femmes ont
des réserves insuffisantes. Le fer est un élément indispensable dans le fonctionnement des globules rouges. Son rôle est d’assurer la bonne oxygénation des tissus. Il est présent encore dans le foie, la rate et la moelle épinière. La plupart des femmes en manquent car elles perdent une bonne partie de leurs réserves au moment de leurs règles. Votre besoin en fer augmente d’une façon substantielle aux abords du 2e trimestre. Il vous faut environ 20 mg par jour mais beaucoup plus si vous avez débuté votre grossesse anémiée. Dans
ce cas, la ration quotidienne peut s’élever à 30 ou 50 mg par jour.

Pour la mère et pour l’enfant

L’accroissement de ces besoins est lié, toujours, à l’augmentation du volume sanguin et aux réserves que doit faire le fœtus pour préparer sa vie à l’air libre. C’est le fer donné par sa mère qui lui permet de fabriquer l’hémoglobine de son sang. Le fœtus demande à la mère une quantité constante en fer quelle que soit celle qu’elle absorbe. Il est donc certain que, faute d’apport supplémentaire, celle-ci est de plus en plus anémiée. C’est pourquoi beaucoup de médecins le prescrivent dès le 2e trimestre de la grossesse. En effet, de nombreuses enquêtes alimentaires montrent que la grande majorité des futures mamans ne consomme que 12 à 16 mg de fer par jour pour les 20 à 25 mg indispensables dès le 6″ mois de grossesse. On ne sait pas encore avec certitude les effets de la carence en fer sur le fœtus: certains
médecins pensent qu’elle peut être à l’origine de naissances prématurées; il semble par contre que l’anémie du nouveau-né ne soit pas due à une carence au cours de la grossesse.
Il est donc indispensable de recommander à la future maman une alimentation riche en cet oligo-élément. Les aliments qui contiennent du fer sont nombreux. Assez mal assimilé par l’organisme lorsqu’il est d’origine végétal, il est préférable de le «consommer» sous forme
de viande ou de poisson qui en contiennent environ 30 %.

Le fer sous toutes ses formes

L’apport se fait généralement sous forme de comprimes ou d’am-
poules buvables. Il faut savoir que la vitamine C active l’assimilation en fer contrairement au thé, en raison de son tanin, et au son, à cause de ses fibres qui empêchent son absorp- tion au niveau des intestins. En moyenne, une alimentation équilibrée apporte environ 10 % des
besoins de la femme enceinte.
Le fer est particulièrement présent dans les haricots blancs, les lentilles, le cresson, les épinards, le persil, les fruits secs, les flocons
d’avoine, le chocolat, le foie, les huitres et le jaune d’oeuf.
Enfin, un lait spécial future maman, enrichi en fer, est maintenant en
vente. Les carences peuvent être à l’origine d’hémorragies en début
de grossesse et de retards de croissance in utero. Les grossesses
gémellaires sont plus sujettes à ces carences, tout comme les gros-
sesses rapprochées.
L’organisme assimile beaucoup mieux le fer d’origine animal que
celui d’origine végétal.

Le rôle de l’acide folique

La vitamine B9 porte le nom d’acide folique (ou folatesï Elle joue un rôle important dans la prévention de l’anémie et est indispensable a la synthèse des protéines et a la multiplication des cellules. Toute future mamam a besoin de deux fois plus d’acide clique qu’une femme ordinaire en son de la croissance de l’utérus, de
formation du placenta et de la naissance des tissus fœtaux. L’acide
folique est rare dans notre alimentation et résiste mal à la cuisson. On le trouve pourtant dans tous les foies, dans les épinards, dans les croûtes de fromage, dans les œufs et dans les  légumes, surtout s’ils ne sont pas consommés curts. Sont donc à consommer sans modération les salades vertes, les melons, les avocats, les oranges et les bananes. Il en faut 800 microgrammes par jour, soit 100 g de salade ou de melon, ou 200 g de fromage à pâte molle ou d’avocat, ou encore 300 g de nz ou de banane. L’acide folique fixe le fer et participe à la fabrication des globules rouges et blancs par la moelle osseuse. On lui attribue aussi un rôle dans la prévention de certaines anomalies comme le spma-bifida ou le bec-de-liévre.

 



fecondation, fécondation in vitro, placenta, foetus 4 mois, foetus 1 mois, attendre bebe, evolution foetus, foetus de 7 mois en image, attendre un bebe, contraception.