Le rôle du placenta est essentiel dans le développement de l’embryon. C’est lui qui assure la « survie » de l’enfant à naître et tous les échanges entre la mère et l’enfant.
Il fournit les apports en aliments et en oxygène nécessaires à l’activité cellulaire intense qui se manifeste tout au long de la grossesse.

La formation du placenta

Dans les quelques jours qui suivent la fécondation il se forme à partir d’une partie périphérique des cellules de l’œuf, le trophoblaste embryonnaire, nom donné au placenta en formation.
Il pénètre la paroi utérine en y tissant un réseau de fins capillaires. L’extérieur de ces vaisseaux est tapissé de cellules capables d’une très grande activité de synthèse.  Vers le 18º jour de la conception, le réseau vasculaire du trophoblaste (ou placenta) va se raccorder aux vaisseaux sanguins de l’ombilic, établissant ainsi une circulation sanguine entre la paroi utérine et l’embryon. Le cordon ombilical du bébé est implanté au milieu du placenta.

Un lieu d’échanges entre la mère et son bébé

Quand les villosités du trophoblaste ont attaqué la muqueuse utérine, cette dernière s’est défendue. Elle a bouché les brèches autour des villosités par des parois formant des chambres où celles-ci vont tremper. Ces chambres sont irriguées par le sang maternel ; c’est là que se produisent les échanges mère-enfant. Ainsi, jamais le sang de la mère et celui de l’enfant ne seront mêlés. Les échanges se feront à l’échelle moléculaire : molécules gazeuses et molécules des substances nutritives.
On sait que ces chambres ressemblent à des petits cubes. Par le bas de ce cube, une artère amène du sang de la mère ; sur les côtés, de petites veines évacuent le sang qui a donné son oxygène à l’embryon. Au-dessus, arrivent les villosités dont les membranes poreuses captent à la fois l’oxygène et tous les aliments transportés par le sang maternel ; parallèlement, elles se déchargent de tous les déchets produits par l’embryon. On pourrait comparer le réseau de vaisseaux irriguant le placenta à un arbre : 15 à 30 gros vaisseaux se ramifient en branches de plus en plus petites se terminant par des bourgeons que l’on nomme villosités placentaires, lieu de tous les échanges entre la mère et son bébé.
Au terme de la grossesse, le placenta ressemble à un disque de 20 cm de diamètre pour 3 cm d’épaisseur. La longueur du réseau capillaire des villosités est évalué à 50 km. Son poids total est de 500 g. Le placenta croît et se modifie au cours de toute la gestation. Il passe au
début de la grossesse par une phase de division cellulaire, puis la multiplication des cellules se ralentit, alors que celles-ci augmentent leur masse.

Filtre et défenseur

Le placenta est un filtre très sélectif – il arrête certaines substances et en laisse passer d’autres – et sa surface.
Rechanges est importante : dans les derniers mois de a grossesse, on l’estime a 15 m. Le placenta filtre l’eau, « sodium, le potassium, l’urée, le gaz carbonique et oxygène. Dans d’autres cas, le transfert se fait à l’aide d’une molécule qui passe de part et d’autre de la membrane; c’est le cas du glucose. D’autres échanges se font par absorption, puis dégradation par des enzymes et enfin reconstitution des éléments. Quelques-uns d’entre eux, comme le fer et le calcium, ont même des sites récepteurs particuliers sur les villosités. Le placenta a encore le pouvoir de limiter certaines attaques virales  et bactériennes dont pourrait être atteint le fœtus, mais pas toutes. Il laisse passer des toxines comme l’alcool, la nicotine ou certaines substances contenues dans les médicaments. On attribue au placenta un rôle tout à fait particulier et essentiel : celui de défenseur de l’embryon contre les anticorps maternels sécrétés au moment de la nidation. En effet pour le corps de la mère, l’implantation de l’œuf est interprétée comme une attaque semblable à celle pratiquée par une greffe de tissu d’un donneur. Il se défend en fabriquant des anti- corps chargés de chasser l’intrus. Le placenta neutralise ces anticorps par une substance qu’il produit, et les utilise même pour sa propre croissance.

Sa fonction hormonale

Le placenta a un rôle hormonal important. C’est lui qui produit la fameuse HCG, hormone gonadotrophine chorionique qui va permettre d’établir le diagnostic de grossesse. Cette hormone bloque le cycle de l’ovaire et empêche la des règles.
Une autre hormone est produite par le placenta, l’hormone lactogène placentaire. Elle est un indice du bon fonctionement du placenta. On décèle cette hormone de la circulation sanguine maternelle dès la cinquième semaine après la fécondation.
Sa concentration augmente régulièrement jusqu’au 9º mois. Le placenta, dès le 1º mois de grossesse, sécrétera encore les oestrogènes et la progestérone, hormones qui assurent le bon déroulement de la grossesse. C’est peut-être lui qui déclenchera l’accouchement en modifiant leurs dosages (le taux d’oestrogènes va alors augmenter et celui de progestérone va baisser, entraînant l’apparition des contractions, ainsi que le déclenchement de l’accouchement à terme).



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