La stérilité masculine reste encore un sujet délicat à aborder, tant fertilité et virilité demeurent associées dans l’esprit de beaucoup de personnes. Alors que les recherches et les soins concernant la stérilité féminine existent depuis longtemps, l’infertilité masculine constitue pour les médecins un terrain à explorer Tout diagnostic repose d’abord sur un examen du sperme : le spermogramme. Il permet d’étudier le nombre de gamètes mâles, leur morphologie, leur mobilité, ainsi que le liquide de l’éjaculat. D’autres examens peuvent le compléter. Ils ont pour but de mesurer les dosages hormonaux et d’étudier la naissance de la cellule mâle, base de la fabrication des spermatozoïdes. À partir de toutes ces investigations, on détermine deux grandes classes d’anomalies : celles qui portent sur le nombre et celles qui affectent le fonctionnement. Dans 8 % des cas, on découvre la cause de stérilité la plus irrémédiable: l’azoospermie. C’est l’absence totale de spermatozoïdes. La raison de ce trouble est hormonale, soit au niveau glandulaire, soit au niveau de l’hypophyse. Certaines thérapeutiques hormonales en viennent pourtant à bout.

De nombreuses causes physiologiques

  • L’atteinte de l’épididyme: les testicules font leur travail mais le système de distribution est déficient. Cela peut être le résultat d’une infection vénérienne ou d’une anomalie congénitale (déformation, absence ou obstruction des conduits). Les traitements, à base d’antibiotiques notamment, sont les meilleurs remèdes dans le premier cas. L’intervention chirurgicale est souvent nécessaire dans le second. Mais un tiers seulement des sujets traités pourront retrouver une fécondité suffisante.
  • La distribution est bonne mais les testicules fonctionnent mal: les spermatozoïdes sont absents à la suite d’une lésion, d’oreillons mal soignés après la puberté, ou après une dose trop importante de rayons X. Il peut s’agir aussi d’une anomalie chromosomique. Dans tous ces cas, la stérilité est souvent grave, parfois définitive,
  • L’oligozoospermie: c’est la présence en trop petit nombre de spermatozoïdes, masculine représente. Plusieurs raisons peuvent être avancées pour expliquer cette anomalie, notamment 30% 40 % des cas une cryptorchidie ou mauvaise descente des bourses. La chirurgie est souvent de stérilité. indispensable. Il est préférable pourtant de fixer le ou les testicules avant la puberté.
  • Une varicocèle: il s’agit d’une varice du testicule. C’est l’une des principales causes de stérilité masculine. La chirurgie élimine facilement cette varicocèle. L’intervention est bénigne. Le spermogramme va s’améliorer une fois sur deux environ. Mais il faudra attendre plusieurs mois, voire plusieurs années, avant d’avoir la possibilité de procréer.
  • Une infection: elle n’est pas toujours facile à détecter. Elle se soigne avec des antibiotiques. Le traitement peut durer plusieurs mois.
  • Les testicules ne sont pas maintenus dans les bourses: une intervention chirurgicale est nécessaire.

Des raisons accidentelles

La stérilité masculine peut aussi être accidentelle : choc sur les testicules, suites opératoires (hernies) ou simplement forte fièvre.
Sous l’effet d’une forte fièvre, les testicules sont sujets à une inflammation avec une certaine tuméfaction. Quand elle disparaît et après cicatrisation, il arrive que les tubes sémmifères, chargés de la production des spermatozoïdes, soient endommagés. La stérilité
peut aussi s’expliquer par la profession du sujet si celui-ci travaille, par exemple, dans une atmosphère très chaude (comme les boulangers, les métallurgistes, etc.) ou s’il manipule fréquemment des éléments radioactifs.
Les hommes obèses, atteints de cirrhose ou diabétiques peuvent également devenir de mauvais procréateurs. Mais leurs cas se soignent généralement bien. Enfin, les angoissés et les hyper anxieux peuvent connaître les mêmes troubles. Un bon traitement psychologique est alors capable de les aider.

L’examen du sperme

Les anomalies du nombre de spermatozoïdes permettent le diagnostic clair d’une stérilité momentanée ou définitive. On sait également qu’une anomalie de la mobilité ou du pouvoir fécondant du spermatozoïde est rarement à l’origine d’une véritable stérilité, mais plutôt d’une hypofertilité. Les causes des asthénozoospermies (manque de mouvement) sont multiples et leur traitement, aujourd’hui encore, fort infructueux.
Les examens les plus courants pour rechercher les causes d’une stérilité masculine sont essentiellement le spermogramme, la spermoculture, si on suppose la présence de germe infectieux, et les dosages hormonaux. Depuis peu de temps est née une spécialisation
médicale, l’andrologie, qui s’applique à tous les troubles de l’appareil génital masculin en y ajoutant les difficultés de la fertilité et de la sexualité.
Il semble que, dans l’ensemble, les hommes vivent les difficultés de leur couple à avoir un enfant beaucoup plus mal que leur épouse. Ils ne sont pas enthousiasmés par les recherches sur les causes de cette infertilité et, lorsqu’elle leur est attribuée, ils culpabilisent, dépriment.
Pour beaucoup d’entre eux, stérilité et impuissance ne font qu’un.
L’insémination artificielle avec recours à un donneur pour satisfaire le besoin d’enfant d’un couple est très souvent vécue douloureusement par les hommes.
Il leur faut parfois de longs mois, voire plusieurs années, pour qu’ils se débarrassent de l’idée d’être des pères illégitimes.

Sexualité et infertilité

Certains troubles de la sexualité masculine ont une incidence sur la fertilité comme les troubles de l’érection. Les spécialistes estiment que 10 à 20 % de la population masculine en souffrirait à des degrés divers. L’éjaculation précoce avant pénétration est le trouble le plus fréquent et celui que l’on réussit à soigner le mieux. Les causes en sont presque toujours psychologiques.

 



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