Les facteurs de prématurité



En vingt ans, le taux des naissances prématurées a diminué de moitié. Mais depuis cinq ans environ, le nombre des enfants nés avant terme est en augmentation.
Neuf mille enfants naissent avant 33 semaines de gestation. Le taux de prématurité est sans doute modifié par les progrès de la médecine périnatale qui sauve des enfants nés à moins de 28 semaines d’aménorrhée. Est considéré prématuré un enfant qui naît à moins de 37 semaines. Son poids peut être très variable, tout dépend de son âge.
Plus d’un tiers des accouchements prématurés ne peuvent être prévus et plus d’un tiers pourraient être évités.
On sait que la lutte contre la prématurité passe par un suivi régulier de la grossesse pratiqué par des équipes médicales compétentes. Les examens multiples et les consultations régulières sont la garantie que la moindre difficulté sera diagnostiquée à temps et prise en charge rapidement.

Les facteurs obstétricaux

Dans un certain nombre de cas, l’accouchement prématuré peut être décidé par le médecin, notamment lorsqu’il constate une souffrance fœtale, par exemple lors d’une grossesse gémellaire ou multiple. Les enfants sont trop à l’étroit dans l’utérus maternel et l’accouchement
avant terme est souvent obligatoire. D’autres cas nécessitent un déclenchement anticipé, par exemple en cas de placenta praevia  ou encore d’incompatibilité sanguine, difficultés peuvent encore venir de la morphologie de l’utérus. Certaines femmes ont des utérus très petits et donnent toujours naissance à des prématurés. Il y a également les accidents utérins qui, reconnus à temps, peuvent être efficacement combattus. C’est le cas de la béance du col. Sont encore à redouter les accès de fièvre dans le dernier mois, car ils peuvent cacher une infection. Non traités, ils risquent d’entraîner une naissance avant terme, notamment les infections urinaires contractées dans les derniers mois de la grossesse. Un choc violent sur l’abdomen lors d’un accident de voiture alors que la future maman n’était  pas attachée ou lors d’une chute peuvent aussi déclencher une naissance avant terme. Enfin des maladies chroniques comme le diabète  peuvent entraîner un éclenchement anticipé.

Nous avons perce certains mystères de la reproduction, de la conception et du développement du fcetus. Cependant, nous ne savons toujours pas ce qui provoque les contractions et surtout nous
sommes incapables d’arrêter par des médicaments un accouchement qui vient de commencer. De nombreux travaux restent à faire sur ce qui pourtant, existe depuis que l’homme est l’homme.

On a aussi constaté que les futures mamans sont moins attentives à la surveillance du bondéroulement de leur grossesse. À force de s’entendre dire que la maternité n’est pas une maladie, elles en viennent à négliger les consultations médicales, dont elles ne voient pas l’utilité.

Les facteurs sociaux

Un travail pénible, la charge d’une famille nombreuse, trop de voyages, notamment en voiture ou debout dans les transports en commun, sont aussi causes de naissances prématurées. D’une manière générale, le temps de la grossesse ne devrait pas se superposer avec une vie fatigante et stressante Ainsi, on connaît aujourd’hui beaucoup mieux le profil des futures mamans concernées. Quatre catégories professionnelles présentent des risques accrus: ce sont les employées de commerce, le personnel médico-social, les ouvrières spécialisées et le personnel de service.
On s’aperçoit encore que les risques de prématurité sont multipliés par trois pour les femmes qui travaillent plus de 40 heures par semaine par rapport à celles qui vivent leur maternité en poursuivant une activité à mi-temps.
Une enquête du docteur Rumeau-Rouquette révèle qu’il existe, dans le domaine de la protection de la maternité, une différence entre les classes sociales et les régions Ainsi, 83 % des femmes diplômées universitaires vont à plus de quatre consultations prénatales contre 43 % des non-diplômées. Et le taux de mortalité périnatale est plus élevé en Corse et dans le Nord qu’en Alsace.
À ces considérations « professionnelles », il faut ajouter la situation des futures mamans déjà mères de famille, surtout s’il s’agit d’une famille nombreuse. La fatigue est alors à mettre au compte des travaux ménagers. Souvent, ces femmes ne connaissent pas les
congés de maternité, temps légal de repos pour mener à bien la fin d’une grossesse.

Les facteurs psychologiques

Les facteurs de risque d’ordres personnel, médical, socioculturel et professionnel ne suffisent pas à expliquer les accouchements prématurés. Nicole Mamelle et son équipe se sont concentrées sur la recherche des facteurs psychologiques. L’analyse de leurs données
montre que les femmes accouchant prématurément présentent, plus fréquemment que les autres, des difficultés d’adaptation à la modification de leur image corporelle, une absence de sentiment de plénitude lors de la grossesse, et qu’elles sont habitées par le besoin de tout faire vite et de tout prévoir d’avance.
De plus, elles donnent peu d’importance au père de l’enfant, éprouvent peu de sentiments de filiation et d’identification parentale; elles accordent encore une importance particulière aux superstitions et aux croyances. L’accumulation de ces difficultés psychologiques conduit à une augmentation du risque de prématurité, et cela même après la prise en compte des autres facteurs de risque. La moitié des accouchements prématurés peuvent être évités par de recours à une psychothérapie.

 



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