Mis à part (‘anesthésie générale et la péridurale, il existe d’autres moyens de lutter contre la douleur.

L’anesthésie par inhalation

On peut y avoir recours lorsque la mère a bien établi le rythme des contractions. Trente secondes avant la contraction, elle applique sur sa bouche et sur son nez un masque lui apportant un mélange de produits analgésiques (du protoxyde d’azote mélangé à de l’oxygène). Les contractions deviennent ainsi moins douloureuses. Cette méthode peut-être aussi d’une grande efficacité en cas d’épisiotomie.

La tensthérapie

Il existe un petit appareil, le Tens, tout juste à peine plus gros qu’une boîte d’allumettes.
Son action s’appuie sur les recherches faites sur la transmission de la douleur. Elle consiste à stimuler électriquement certaines fibres nerveuses à travers la peau avec un courant dont la fréquence est inférieure à 100 Hz.
Les électrodes du Tens, utilisées pour combattre les douleurs lombaires, sont installées dans le dos de la patiente au niveau même où elles se manifestent.
Ces douleurs étant assez superficielles, la stimulation électrique est très efficace.
La méthode semble plus fiable pour les femmes ayant déjà accouché. À la seconde naissance, elles connaissent leur corps, savent comment il va réagir et peuvent mesurer l’aide d’un tel appareil. Les médecins affirment que l’efficacité de cette technique est bien meilleure si la
patiente règle elle-même l’intensité et l’amplitude de l’impulsion électrique. S’il lui est possible de contrôler le fonctionnement de l’appareil lorsque les contractions sont encore bien supportées,
mieux vaut que la sage-femme, l’anesthésiste ou l’accoucheur prenne le relais au moment des contractions les plus fortes. En effet, les futures mamans se contrôlent alors moins bien et sont incapables d’une manipulation fine de l’appareil. Ajoutons que si l’accouchement, pour des raisons techniques, ne peut se faire naturellement, l’électrostimulation peut alors s’interrompre è tout moment.

La réflexothérapie lombaire

Elle est surtout efficace pour les mères accouchant « par les reins ». La méthode consiste à injecter de l’eau distillée mélangée à un anesthésique local, à la jonction du bord inférieur de la dernière côte et de la masse musculaire lombaire. Cette injection ne perturbe pas les contractions qui, elles, restent douloureuses. Seules les douleurs lombaires disparaissent au moins pour une heure. Au besoin, l’injection peut être renouvelée.

Des valeurs différentes pour chacune

Tous les humains ne sont pas égaux devant la douleur: certains la ressentent plus fortement que d’autres. Cette différence provient de l’équipement nerveux de chaque individu. Les personnes particulièrement sensibles à la douleur ont, soit des terminaisons
nerveuses chargées de la réception de l’information douleur très
sensibles, soit un centre nerveux captif hyper-réceptif. La peur, l’un des facteurs de la douleur, est liée tout particulièrement à la méconnaissance du phénomène physique de l’accouchement. C’est pourquoi la première façon de lutter contre cette souffrance
de l’accouchement est d’en connaître le mécanisme. Anne-Marie Bonnel, chargée de recherche au CNRS, a étudié la douleur et son expression lors du travail de l’accouchement.
Après avoir observé des centaines de femmes, elle a relevé une constante dans la manière d’exprimer la douleur (mis à part celle du langage) et un ordre d’apparition de ces manifestations, identique quels que soient les origines ou l’âge de la mère. Elle a ainsi établi
une échelle de valeur Au stade 1, la future maman, sous l’effet de la
douleur des premières contractions, modifie sa respiration. Au stade 1, les mains de la mère se referment sur elles-mêmes à chaque contraction.
Au stade 1, la contraction des mains est permanente. Au stade iv, on
observe une agitation, avec des mouvements brusques et incontrô-
lés. Toutes les accouchées ne manifestent pas les signes des deux
derniers stades et la durée de chaque stade est variable d’une femme à l’autre. Cependant, lorsque l’on étudie ce que disent les mères en
fonction de cette échelle d’intensité on s’aperçoit qu’elles surestiment toujours la douleur, mais que les femmes ayant suivi les cours de préparation à l’accouchement ont des appréciations plus proches de la réalité.

Les vertus du massage

Au cours du travail, le massage à mains nues ou avec une huile essentielle peut aider à la décontraction et donner à la future maman une sensation de bien-être. Un massage léger des jambes et des bras décontracte les muscles noués du corps. Un massage des reins, du bassin et du sacrum soulage les douleurs lombaires.
Selon les maternités, ces massages sont effectués par une sage-femme, souvent celle qui a suivi la future maman au cours de la préparation à la naissance. Mais ils peuvent aussi être pratiqués par le mari ou le conjoint.
En revanche, le massage du ventre, pratiqué dans certaines maternités, relève plutôt du domaine de quelqu’un de spécialisé.

Accoucher par les reins

Au cours de l’accouchement, la mère peut souffrir de douleurs lombaires, c’est ce que l’on appelle accoucher par les reins en langage populaire. La douleur peut être telle que les contractions utérines ne sont plus senties.
Elle a pour origine la pression de la tête de l’enfant sur les terminaux nerveux situés au niveau du sacrum, en bas du dos de la mère, et elle est accentuée à chaque contraction de l’utérus qui comprime les nerfs rachidiens. Cette position du bébé est tout à fait normale, elle est qualifiée de droite ou gauche postérieure. Ce sont généralement
des accouchements très longs et fort douloureux. Il arrive même que submergée par la douleur et l’angoisse, la future maman soit dans un tel état de tension que tout le travail s’arrête. Des massages effectués par le père ou une sage-femme peuvent soulager ces douleurs. La
femme est couchée sur le côté, le père masse la colonne vertébrale pendant toute la durée de la contraction. La position allongée est souvent fort douloureuse; mieux vaut être assise, penchée en avant ou couchée sur le côté en chien de fusil. L’acupuncture, la réflexothérapie lombaire, l’ostéopathie peuvent être d’un grand soulagement de même, bien sûr, que la péridurale.

 

 



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