Certaines femmes, malgré tous les soins et exercices physiques entrepris pour retrouver leur silhouette, ne réussissent pas à accepter leur corps de mère. Pour des raisons physiques ou psychiques, elles souhaitent avoir recours à la chirurgie esthétique.
Différentes partie du corps peuvent être ainsi remodelées comme le ventre et le haut des cuisses. L’intervention consiste à pratiquer une petite incision, faite dans un endroit où la cicatrice ne se verra pas, et à aspirer la graisse grâce à une micro-canule. L’hospitalisation est
généralement de quelques heures, tout au plus 24 heures. La perte de poids, de 1,5 kg environ, est immédiate et se poursuit dans les semaines qui suivent l’opération.

Ventre plat

Au cours de la grossesse, le ventre subit une distension cutanée considérable pouvant provoquer parfois un relâchement des muscles abdominaux. Apparaissent également des vergetures, dont l’origine est à la fois mécanique et hormonale (p. 150). Aussi, après l’accouchement, il peut rester un bourrelet cutané plus ou moins important; le ventre est mou, surtout si la prise de poids a été importante et si le muscle reste faible. Dans le cas d’une grossesse gémellaire, la distension se situe différemment selon les femmes: soit dans la région de l’ombilic, soit un peu au-dessous, soit franchement dans la région pubienne. L’excès de graisse peut être éliminée par lipo-aspiration tant sur le ventre et les fesses que sur les cuisses.

Pas plus d’une semaine d’hospitalisation

L’intervention chirurgicale consiste à enlever les graisses inutiles et à retendre la peau. L’incision principale s’effectue le plus bas possible, au ras des poils du pubis; elle est plus ou moins longue selon l’état du ventre. On décolle la peau et les tissus graisseux jusqu’aux dernières côtes et à l’appendice xiphoïde ; la peau et la graisse en excès sont enlevées. On découpe une boutonnière à la place de l’ombilic, la fente naturelle étant recousue. L’intervention se déroule sous anesthésie générale et l’hospitalisation dure de quatre jours à une semaine. La cicatrice qui se situe généralement très bas, forme une très fine ligne blanche lorsque l’intervention est parfaitement réussie. Les suites opératoires sont légères: le ventre est normalement un peu gonflé juste après l’opération. Les fils sont retirés au bout de quinze jours. Cette opération peut être également envisagée après une césarienne. Elle en fait disparaître la cicatrice précédente pour en créer une autre, mais n’est possible que si les tissus sont de bonne qualité et si la cicatrice post-césarienne a été bien traitée. Après ce genre d’intervention, les nouvelles grossesses sont à éviter pendant deux ans au moins, l’idéal étant de ne plus en envisager.

Les seins: des interventions classiques

Il arrive aussi que la grossesse fasse fondre la poitrine, dans ce cas, le chirurgien posera une prothèse.
Généralement, on conseille ces types d’opération lorsque la femme ne souhaite plus avoir d’enfant et au minimun dans un délai d’un an après l’accouchement.
La grossesse n’est pas contre-indiquée, mais elle risque de produire une seconde fois les effets que la chirurgie avait effacés. De plus, il est souvent recommande aux mères de ne pas allaiter si elles ont eu recours à la chirurgie esthétique pour refaire entièrement leur poitrine.
En revanche, l’allaitement n’est pas déconseille après une opération qui a été effectuée pour réparer des bouts de seins ombiliqués.

Après une césarienne

La plupart des femmes qui ont accouché par césarienne pensent qu’elles ne pourront plus accoucher dorénavant les voies naturelles. Il faut bien préciser que si la césarienne a été réalisée en raison d’un incident au cours la grossesse, l’accouchement suivant peut très bien se dérouler normalement. En effet, la cicatrisation des tissus est suffisamment solide pour supporter la grossesse et l’accouchement. En revanche, si la césarienne a motivée par une particularité anatomique de la mère, tous les accouchements qui suivront se dérouleront cette manière. Le nombre de césariennes que peut subir une femme dépend surtout de la qualité de ses tissus. Cependant, la plupart des médecins conseillent de ne pas en avoir plus de trois ou quatre.

Varices disgracieuses

C’est souvent à la suite de plusieurs grossesses que vous constatez que certaines varices n’ont pas disparu ou même qu’elles se sont accentuées sur vos jambes. Deux interventions sont envisageables : la sclérose et la chirurgie.
La sclérose permet de traiter les petites veines superficielles. La technique consiste à injecter dans la veine un produit chimique qui brûle la paroi interne.