Il semble que très tôt le bébé est capable de sensations gustatives. Ses premières expériences, il ne peut les faire qu’en goûtant le liquide amniotique. Le foetus boit ce liquide, composé d’eau et de déchets cutanés provenant de la desquamation de sa peau.
Les résidus non assimilables sont évacués vers le côlon. C’est ce qui forme le méconium qui sera éliminé dans les premiers jours de la naissance. Le foie fonctionne, les intestins s’allongent, les reins sont en place : le fœtus est donc capable d’assimiler la nourriture que lui apporte le placenta. Il sait déjà distinguer le salé et le sucré grâce à ses toutes nouvelles papilles gustatives.

L’odeur du liquide amniotique

Mais il semble que l’odorat soit développé encore plus tôt. En effet, le nerf et les bulbes olfactifs se constituent à 9 semaines de gestation. C’est à 11 semaines que les premiers récepteurs olfactifs se différencient. On a même constaté, à 13 semaines, la présence de cellules sensorielles très particulières en retrait des narines, les organes voméro-nasaux. Ces cellules sont importantes chez nles animaux notamment: elles seraient à l’origine du flair. Tout est donc en place sur le plan nerveux pour qu’une odeur puisse être transmise au cerveau et en partie mémorisée. Ainsi, on a pu mettre en évidence  qu’un bébé de quelques heures était capable de reconnaître, à l’odeur, le liquide amniotique qui était le sien. Le fœtus ne sachant pas respirer  dans le ventre maternel, ces sensations olfactives sont essentiellement basées l’analyse chimique des molécules qui flottent dans le liquide amniotique.
On sait aujourd’hui que le bébé, à la naissance, reconnaît l’odeur du liquide amniotique qui l’a baigné pendant neuf mois. Sa composition est très influencée par l’alimentation de la mère.

Une éducation gustative précoce

Toutes ces saveurs, toutes ces odeurs, l’enfant une fois né va les retrouver dans le lait maternel, tout aussi parfumé des aliments ingérés par sa mère. Certains chercheurs pensent que les bébés qui refusent le lait « maternisé » le font en grande partie parce que ce lait n’a aucun goût. L’éducation gustative commencerait donc bien avant la naissance. Il semble même que ces repères aident aussi l’enfant, qui a quitté l’utérus maternel, à reconnaître comme mère celle qui lui a permis de grandir dans son sein. Ces échanges de molécules sont en réalité le début du dialogue mère-enfant. Mais les échanges de la mère avec son bébé sont également de nature hormonale. On pense que bon nombre d’émotions vécues par la mère sont transmises au bébé par le véhicule des hormones. Ainsi, une mère stressée ou violemment émue crée une accélération du rythme cardiaque de son bébé. Le stress maternel provoque la sécrétion de catécholamines qui passent la barrière placentaire, le bébé s’agitant alors de façon anormale, son cœur faisant un peu de tachycardie.

Motricité et sensorialité

En réalité, le seul mouvement dont l’entant qui naît esi capable est le cri. Le petit de l’homme est le seul à cner à la naissance face à son impuissance à agir dans un monde nouveau. Seule la perception de sensations qu’il connaît vont le calmer : sa mère va le toucher, le caresser, lui parler, le poser contre elle et lui donner son odeur à respirer. Mis au sein, il va retrouver des saveurs qu’il a déjà expérimentées. Rassuré, il se tait, prêt à assimiler de nouvelles sensations, celles que lui offre le monde qui l’entoure et notamment celles de la présence de l’autre, sa mère Ce sont ces expériences qui structurent les zones corticales vierges, permettant à toutes les zones du cerveau de s’associer pour faire jaillir la pensée.

 

 

 

 



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