Le bilan de santé de votre bébé



I est possible aujourd’hui de connaître très tôt la santé de votre futur bébé : c’est ce que l’on appelle la médecine foetale. Tous ces examens se pratiquent dans des centres agréés dont l’implantation est répartie sur toute la France. Les différents examens ont pour but la recherche des risques génétiques et les malformations qui s’ensuivent.
Plusieurs raisons motivent ces investigations: vos antécédents médicaux ou familiaux, des fausses couches à répétition, une incompatibilité Rhésus, une grossesse tardive , la présence de mongolisme ou d’hémophilie dans la famille.
À cela s’ajoutent aussi les signes révélateurs d’un mauvais développement du foetus mis en évidence par la mesure de la hauteur utérine et par des anomalies décelées au cours de l’échographie. Bien sûr, les parents qui ne souhaitent pas avoir recours à une interruption volontaire de grossesse pour des raisons morales ou religieuses doivent en avertir leur médecin.
Généralement, d’ailleurs, la question leur est posée lors de la première consultation d’investigation. Si on redoute un problème en début de grossesse, notamment de nature génétique, la médecine a deux possibilités de recherche. La première consiste, généralement, en une analyse du trophoblaste si l’anomalie est détectée aux environs de la 10e semaine de grossesse. La seconde possibilité est, à 16 semaines, la pratique d’une amniocentèse. Mais le doute peut naître de manière inopinée, par exemple à la suite de la première échographie ou à partir d’une simple analyse du sang de la mère.

Le dépistage hormonal

Le prélèvement d’un peu de sang maternel va donner de précieuses indications.
Il permet plusieurs dosages dont le croisement donnera une information plus précise sur le développement du fœtus. Les biologistes dosent tout d’abord une hormone, la bêta HCG. Le taux de cette hormone sécrétée par le placenta est en augmentation
dans les premières semaines et reste élevé jusqu’à la 8e ou 9e semaine. Normalement, il doit décroître ensuite. Si ce taux reste élevé, on peut craindre une anomalie placentaire souvent conjointe à une anomalie foetale. Ce dosage de la bêta HCG, fait entre la 10e et la 15e semaine de grossesse, permet de dépister tout particulièrement la trisomie, notamment lorsque la future maman a moins de 38 ans et, qu’en conséquence, elle ne bénéficie pas de dépistage systématique.

Message fœtal

Un autre dosage donne un complément d’informations, celui de l’alpha-foetoprotéine.
Les biologistes recherchent alors une substance protéidique produite par le fœtus et que l’on peut retrouver dans le sang maternel grâce aux échanges placentaires. Le taux de cette protéine évolue tout au long de la grossesse. S’il augmente de manière importante, cela indique vraisemblablement une malformation digestive, rénale ou, plus fréquemment, du système nerveux central.
Si deux examens de sang faits à quinze jours d’intervalle indiquent un taux élevé, il convient de recourir à l’amniocentèse pour en savoir un peu plus. Il existe d’autres marqueurs et on peut penser que, dans l’avenir, ils se multiplieront. Si les doutessur le bon développement
du futur bébé donnent des inquiétudes de manière plus tardive, vers la 22e ou la 24e semaine, les médecins peuvent souhaiter faire une analyse du sang du fœtus.

Le prélèvement du sang fœtal

Cet examen, pratiqué par des équipes médicales spécialisées, consiste à prélever in utero un peu de sang de la veine du cordon ombilical. Il peut se pratiquer dès 18 semaines de grossesse et jusqu’à la veille de l’accouchement. Pour réaliser ce prélèvement, le médecin
introduit par voie transabdominale un appareil optique, un endoscope. Il va servir à guider une très fine aiguille vers le cordon ombilical. Cet examen n’est pas sans risques, notamment de fausse couche. On l’estime à 1 ou 2 % lorsqu’il est fait dans des conditions optimales. Aujourd’hui, la fœtoscopie tend à disparaître ; en effet, l’échographie étant de plus en plus fiable, les médecins pratiquent les prélèvements ou les soins sur le fœtus en observant son image, celle-ci servant à guider l’aiguille.
Le prélèvement de sang fœtal permet le diagnostic des principales maladies hématologiques, des anomalies héréditaires telles que l’hémophilie A et B, et des anomalies chromosomiques. Il permet également de détecter toute maladie infectieuse telle que la toxoplasmose et la rubéole. De plus, l’analyse du sang autorise des résultats beaucoup plus rapides que celle du liquide amniotique. Il faut seulement 48 heures de délai pour confirmer ou infirmer un soupçon. C’est d’autant plus intéressant dans les cas d’anomalies
découvertes tardivement.
Cet examen n’est pas douloureux pour la future maman et ne demande pas d’hospitalisation.
Néanmoin est pratiqué avec beaucoup de discernement ; en effet, il n’est pas sans danger pour la poursuite de la grossesse. On lui préfère, sauf urgence de diagnostic, l’amniocentèse. Il s’impose pour un diagnostic de maladies génétiques au cours du deuxième ou du troisième trimestre de grossesse ou en cas d’urgence face à une attaque infectieuse, par exemple si la future maman a contracté la toxoplasmose ou la varicelle et que les médecins veulent savoir si le fœtus a été atteint par le virus pour mettre rapidement en place un traitement.

 



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