Irremplaçable pour le tout-petit, il le protège contre la plupart des infections intestinales le prévient de certaines allergies… et s’assimile complètement. La composition du lait maternel est non seulement idéale mais elle peut aussi s’adapter aux besoins essentiels du nouveau-né.

Une composition variable

Elle peut même changer au gré des jours, d’heure en heure, et même au cours d’une même tétée. Ainsi le taux de lipides (graisses) peut être multiplié de un à quatre pendant un seul repas. Le lait est alors plus gras, plus riche. Sachez également que le lait en fin de tétée n’a pas toujours la même composition, de plus  facilement assimilables, beaucoup de protéines et les fameuses immunoglobulines qui assurent une protection contre les agents infectieux. Ce n’est qu’à partir de deux semaines que le lait maternel trouve sa maturité et sa composition définitive. Si vous avez la curiosité de le goûter, vous constaterez qu’au début votre lait ressemble au lait de vache: même couleur, même fluidité. Cela est du aux traces de coiostrum qui subsistent pendant la première semaine d’allaitement. D’ici un mois ou deux, votre lait, bien que plus riche, sera pâle, opalescent, avec parfois des reflets bleutés.

Le nourrisson est  particulièrement sensible au galactose du lait maternel et au lactose du lait de vache qu’il goûte comme des substances sucrées.
Mais tous les bébés n’ont pas une perception identique, chacun possède déjà sa propre personalité gustative.

Un mélange influençable

Complice de l’organisme du nouveau-né, cette composition est constituée de 85 % d’eau, d’acides gras très solubles, parfaitement assimilables par les sucs de l’enfant, de protéines et de sels minéraux en quantités nécessaires pour être traités par le foie et les reins immatures du nouveau-né, enfin d’un sucre, le galactose, qui favorise la constitution du tissu cérébral.
S’y ajoutent des vitamines A, B, C, D, E en quantités variables selon l’alimentation de la maman, mais au moins deux fois plus importantes que dans le lait de vache. Enfin, le lait maternel contiendrait des tranquillisants naturels. Cela justifierait l’endormissement béat des bébés après une bonne tétée.
Bref, un mélange nutritionnel idéal pour la croissance. Certains acides aminés auraient une importance sur le développement. La taurine, abondante dans le lait humain, serait essentielle. Ces découvertes récentes ont d’ailleurs incité les fabricants à améliorer le dosage
en taurine des laits maternisés.

Incroyable colostrum

Le colostrum, lait des premiers jours, joue dans la protection immunitaire un rôle essentiel. En effet c’est un véritable concentré d’anticorps qui tapissent en quelques jours toutes les muqueuses de la bouche et du tube digestif. Le lait des jours suivants a tout autant d’importance ; le sucre qu’il contient, le gynolactose, est essentiel
éms le développement de la flore microbienne de fermentation qui s’oppose à la prolifération de la flore putre-factive due à la digestion. On en comprend toute l’importance.