La première image de votre bébé



On dénombre actuellement près de 3 millions d’échographies pour 780 000 naissances par an, mais inégalement réparties sur toutes les grossesses. Essentiellement destinées à dépister les anomalies fœtales, elles ne peuvent cependant pas toutes les déceler.
Néan moins, elles aident à bien dater la grossesse et à mesurer la croissance du fœtus.

Trois rendez-vous

Le nombre d’examens recommandé par le Collège national des gynécologues et obstétriciens est de trois échographies au cours de la grossesse. La première échographie médicalement nécessaire se fait à 12 semaines d’aménorrhée afin de connaître le nombre de fœtus, de dater exactement la grossesse, de localiser le placenta et enfin de dépister d’éventuelles anomalies.
Le contrôle du développement du futur bébé se fait durant cette période de la grossesse,  en mesurant le fœtus du haut de son crâne vertébrale. Cette mesure est intéressante parce qu’à cet âge il n’y a pas, encore de réelles différences entre les bébés.

Un matériel de plus en plus sophistiqué

En fait, on s’aperçoit que tout dépend du matériel dont dispose l’hôpital ou la clinique enfin du degré de compétence de l’échographiste. L’échographie est une discipline en constante évolution. L’équipement – dont les références techniques et notamment la date d’acquisition doivent être mentionnées sur le compte rendu échographique – de plus en plus sophistiqué permet des investigations particulièrement pointues.

N’est pas échographiste obstétrical tout échographiste ou
radiologue. Une formation particulière ctt indispensable.
Adressez-voui uniquement à ces spécialistes.

Des images de plus en plus nettes

Le principe de l’échographie obstétricale repose sur celui des ultrasons qui ont pour caractéristique de traverser ou de résonner de manière différente selon la nature des substances qu’ils traversent et qu’ils rencontrent.
Dans l’échographie, les ultrasons traversent l’épiderme, le derme et le liquide amniotique, ils résonnent sur les os et sur les cartilages, puis reviennent vers leur point d’émission pour être matérialisés sur un écran.
Il existe différents types d’appareils échographiques. Le plus ancien, apparu en 1970, est à balayage manuel et ne donne qu’une image fixe. Depuis 1980, on utilise l’appareil dit en temps réel. Il permet une succession rapide d’images donnant l’illusion d’un mouvement. Cet appareil se compose d’une sonde équipée d’un fragment de quartz qui, sous l’effet de l’électricité, émet des ultrasons. Il suffit de promener cette sonde sur le ventre de la future maman, enduit d’un gel, pour faciliter le contact. Mais il existe un autre appareil, l’échographe endovaginal. La sonde est alors introduite dans le vagin et, au contact de l’utérus, donne une image d’une parfaite qualité. De plus en plus d’appareils échographiques sont équipés de systèmes informatiques analysant et inscrivant sur les clichés des informations telles que la date des dernières règles, les mensurations du fœtus et la date théorique du terme.

Des interprétations délicates

L’échographie a changé de manière étonnante le suivi de la grossesse,
mais elle n’est pas exacte à 100 %.
La qualité des dépistages dépend du matériel, et surtout de la pratique et de la qualification de l’opérateur.
Toute échographie donne lieu à un compte-rendu détaillé. Il précise ce qui a été observé au cours de l’examen et comporte une conclusion. Il vous est remis et entre dans votre dossier médical. Toutes les informa- tons sont dites « sincères », ce qui lui confère une valeur juridique et morale. Une ligne est prévue obligéant le spécialiste à préciser qu’il a informé sa patiente des buts et des limites de cet examen. Les erreurs les plus courantes sont : l’annonce d’une fausse couche prochaine, de jumeaux, d’une grossesse extra-utérine. Il semble encore que le diagnostic exact du poids et de la taille du futur bébé soit, dans bien des cas, délicat à poser (imprécision de 10 % environ par rapport à la réalité). Enfin, certaines malformations sont faussement diagnostiquées, la bévue la plus courante semble être celle d’un pronostic de  césarienne, en raison d’un placenta praevia (inséré trop bas), alors que celui-ci peut retrouver une place normale au cours de la grossesse. Les nouveaux appareils permettent de repérer en moyenne 50 à 55 % des anomalies fœtales. Mais, rassurez-vous, on estime le taux d’erreurs de 0,6 à 0,8 %.

Comme une photo

On vient de mettre au point une nouvelle technique permettant une meilleure image échographique. Dans un avenir peut-être tout proche, il vous sera possible d’obtenir ne véritable photo de votre bébé in utero. Ce procédé qui grâce a la micro-électronique, met en jeu quelque 20 millions d’informations par seconde ne donnera plus
seulement une image en coupe mais une image en relief, reproduction fidèle du bébé. Cella-ci será obtenue à partir d’une dizaine de clichés échographiques classiques, et analysée par un ordinateur qui la restituera en 3D. Le sera la première photo de votre bébé à placer dans son futur album. Mais ce sera aussi pour les médecins le moyen d’examiner votre enfant de manière encore plus précise. La technique est telle qu’elle leur permettra de faire pivoter l’image pour observer l’enfant sur toutes ses faces, et aussi d’examiner en profondeur le squelette et les organes internes. Ainsi, certaines malformations pourront être détectées très précocement.



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