LA PÉRIDURALE – Les contre-indications



Les mamans désirant accoucher sous péridurale ne peuvent malheureusement pas toute en bénéficier. Pour des raisons pratiques tout d’abord. Nombre de maternités ne la prescrivent pas car elle requiert notamment la présence indispensable d’un médecin anesthêsiste. Cette spécialité, en raison des risques juridiques qu’elle implique, est maintenant de plus en plus délaissée par les étudiants en médecine.

Le prix de la péridurale

En effet, la France manque de médecins formés à cette spécialité. On compte aujourd’hui 8 000 anesthésistes dont 5 000 sont attachés à des établissements publics et 3 000 à des établissements privés. Comme une péndurale leur demande 5 a 7 heures de présence auprès
d’une patiente, ils ne peuvent pratiquement pas multiplier les actes dans une même journée.
Mais pour certaines femmes il existe des contre-indications médicales, généralement dépistées au cours des différentes consultations. Une investigation est en effet pratiquée avant toute péridurale par un médecin anesthêsiste.

Quand la péridurale n’est pas possible

Certaines femmes sont allergiques aux produits anesthésiants. Heureusement, il est rare qu’elles le soient à tous. Le médecin anesthêsiste procédera alors à un dépistage des produits allergisants.
Autre contre-indication à la péridurale: certaines déformations de la colonne vertébrale telles que la scoliose ou l’hyperlordose. Elles ne permettent pas de déterminer exactement, la situation des terminaisons nerveuses qui seront insensibilisées par l’injection péridurale.
Il y a alors trop de risques de lésion d’un autre nerf que ceux que l’on veut atteindre.
Les troubles de la coagulation sont aussi des contre-indications possibles.
La mesure du temps de coagulation fait donc partie du bilan sanguin obligatoire pratiqué avant toute péridurale.
Certains problèmes dermatologiques sont encore à examiner particulièrement, notamment lorsqu’ils ont un caractère infectieux et sont localisés à l’endroit où doit avoir lieu l’injection.
De même, toute montée de fièvre exclut une péridurale, car elle peut toujours cacher une infection qui n’a pas été encore diagnostiquée.

La césarienne sous péridurale

La pose d’une péridurale pour un accouchement par césarienne ni
diffère pas de celle que l’on pratiquepour un accouchement simple. Ei
revanche, les produits analgésique et anesthésiques ainsi que leu
concentration sont différents. Il doivent agir vite et leur action ser<
constante pendant 1 heure et demie.
La future maman est conscient pendant tout le déroutement d’intervention. On installe cependant le champ opératoire de manière à lu éviter d’être spectatrice.
Avant d’opérer, le chirurgien s’assure de la totale insensibilisation de la patiente. L’enfant est extrait très rapidement et présenté à sa mère qui peut le câliner quelques instants.
Ensuite, le chirurgien doit recoudre la plaie. Il est alors souvent indispensable de faire une injection anesthésiante supplémentaire : cette phase de l’opération est, dans bien des cas, la plus mal vécue, bien que souvent la patiente ait pris de légers calmants pour mieux supporter l’intervention. II faut savoir aussi qu’elle induit une césarienne classique et qu’elle exige également une patiente en parfaite santé. Une césarienne programmée sous péridurale peut aussi se terminer sous anesthésie générale.

Une autre technique

La rachianesthêsie est une variante de la péridurale; elle est pratiquée
en cours d’accouchement lorsque le médecin n’a plus le temps nécessaire à l’installation de cette dernière. Son avantage: elle est rapide; son inconvénient: elle se pratique en une seule injection non renouvelable. Elle consiste a injecter dans le canal rachidien un liquide qui provoque l’anesthésie du petit bassin par une action
directe sur la moelle épinière. Son utilisation permet d’intervenir sans
douleur en cas d’utilisation des forceps, de déchirure ou d’épisiotomie.
Cependant, elle peut provoquer des maux de tête et des sautes de tension difficilement contrôlables.

Les inconvénients de la péridurale

Il arrive qu’un seul côté du corps soit insensibilisé, en raison d’une
mauvaise diffusion du produit anesthesique. Dans la plupart des cas, on peut remédier à cet inconvénient en pratiquant une seconde injection.
Cette deuxième injection n’a pas plus d’inconvénient pour le bébé que la première. Certaines mamans se plaignent après l’accouchement d’avoir des maux de téte. Ils sont la conséquence d’une petite fuite de liquide céphalo-rachidien hors de l’espace péridural. Ils cèdent au repos, à l’absorption de beaucoup d’eau et à quelques médicaments.

 



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accouchement douloureux.