La magie de l’ovulation



Devenir mère n’est possible que parce que le corps de la femme est conçu de façon extraordinaire pour fabriquer et abriter un bébé. Dès les premiers mois de la vie intra-utérine du bébé fille, tous les organes de la reproduction sont déjà en place.
Il faudra attendre la puberté pour qu’ils acquièrent la maturité nécessaire à leur fonctionnement.

Le fonctionnement des ovaires

L’acteur essentiel dans cette histoire est d’abord l’ovaire. Au nombre de deux, les ovaires sont des glandes blanchâtres, de forme ovoïde de 4 cm de long, 2 cm de large et 1 cm d’épaisseur, situées de part et d’autre de l’utérus. L’ovaire est constitué d’une multitude de
coques. Chacune contient un nombre impressionnant de follicules, les follicules de De Graaf.
Chacun de ces follicules abrite un ovule dans sa cavité.
Sous l’effet d’hormones venues de l’hypothalamus et de l’hypophyse, un de ces follicules va grossir, multipliant ses cellules et produisant des hormones, les œstrogènes, dont la quantité sera à son maximum 24 heures avant qu’il ne libère un ovule entouré de cellules folliculaires.
Le follicule ainsi rompu poursuit son évolution et devient alors ce que l’on appelle le corps jaune. Celui-ci produit des hormones (œstrogènes et progestérone), dont le rôle est de préparer la muqueuse utérine à l’implantation de l’œuf fécondé. Il poursuivra sa tâche deux à trois mois après la fécondation jusqu’au moment où le placenta assurera à son tour cette production hormonale.
Le fonctionnement des ovaires est sous la totale dépendance du cerveau qui met en action toute une série de sécrétions hormonales. Dès le début du cycle (28 jours en moyenne),
c’est sur son « ordre » que se transforme un follicule de De Graaf qui, au bout de 14 jours, va libérer un ovule. Généralement, l’ovulation se fait dans la plus grande discrétion; certaines femmes ressentent tout au plus une douleur vague d’un côté ou de l’autre du bas-ventre, selon le cycle. Le seul signe tangible est l’élévation de la température du corps de quelques dixièmes de degré.

Vers la rencontre

L’ovule libéré est happé par le pavillon de la trompe grâce aux franges mobiles dont elle est tapissée. C’est au tiers externe de la trompe que l’ovule rencontre le spermatozoïde fécondant.
Parallèlement, tout au long du cycle, la paroi utérine, l’endomètre, se transforme. Cette muqueuse, très fine après les règles, s’épaissit peu à peu sous l’effet des œstrogènes.
Elle sera prête à accueillir l’œuf après la fécondation.

Une physiologie idéale

L’appareil génital de la femme se compose de la vulve, partie externe, puis du vagin qui relie la vulve à l’utérus.
Le vagin est un canal (de 7 à 9 cm) d’une grande élasticité, entouré de muscles qui soutiennent l’abdomen et dont l’ensemble s’appelle le périnée. Un passage étroit le relie à l’utérus. Celui-ci est un muscle creux et épais en forme de poire (de 6 cm de long sur 4 cm de large) dont la partie inférieure se nomme le col et la partie supérieure le fond utérin. L’utérus est tapissé d’une muqueuse, l’endomètre,
où se niche l’œuf fécondé. Dans le fond utérin débouchent  les trompes de Fallope, canaux de muscles de 12 cm de long et de 4 mm de diamètre environ, dont les extrémités s’élargissent en un pavillon, découpé de franges mobiles, en contact direct avec l’ovaire. Les trompes captent l’œuf et le font progresser vers l’utérus grâce à leur muqueuse tapissée de cils vibratiles, à leurs mouvements et au liquide qu’elles contiennent. Un mois sur deux, seul un des côtés de l’appareil reproducteur, ovaire-trompes, fonctionne ; en cas de problèmes d’un côté, l’autre prend le relais et travaille tous les mois.

Les modifications du col de l’utérus

Le col de l’utérus subit des transformations sous l’effet des œstrogènes.
Les glandes qu’il abrite au moment de l’ovulation sécrètent la glaire cervicale, liquide visqueux, transparent, qui va aider les spermatozoïdes à progresser vers les trompes, à se nourrir et surtout à se protéger contre toute attaque microbienne. Le vagin, également sensible aux œstrogènes, devient plus souple, humide et résistant aux infections. Dans la deuxième phase du cycle, l’acidité vaginale se modifie : elle devient plus faible afin de ne pas nuire aux spermatozoïdes.

Un potentiel de maternité énorme

En moyenne, une femme possède 300 000 à 400 000 ovules pour toute sa vie. Ils seront libérés, un par un, au cours de 300 à 400 cycles (de la puberté à la ménopause). Quant à la fécondation, elle ne se réalisera que deux fois pour la majorité des femmes des pays occidentaux. L’ovocyte (futur ovule) se forme au cours de la vie
embryonnaire. Ainsi, à 5 mois de vie utérine, l’embryon « femelle »
possède déjà 6 millions d’ovocytes dont la majorité dégénéreront.



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