Le examen médical du troisième trimestre se fait dans la première quinzaine du 8e mois.
Il doit permettre de poser un pronostic sur la manière dont va se dérouler l’accouchement.
L’examen est assez semblable à tous ceux que vous avez déjà subis. Le médecin examine la taille de l’utérus, écoute les battements du cœur du bébé et procède à un toucher vaginal pour examiner le col de l’utérus. Il prend aussi votre tension artérielle, demande une analyse d’urine afin de déterminer la présence ou non de sucre ou d’albumine. Par un palper de l’abdomen, il vérifie la position du fœtus. C’est encore au cours de cette consultation qu’est abordé le choix de l’allaitement.

Prévenir la prématurité

Au cours de cet examen, et au vu du suivi de la grossesse, il peut également déterminer, s’il y a risque ou non d’accouchement prématuré: la fréquence, le nombre  et l’intensité des contractions; les douleurs pelviennes; les mouvement du fœtus; les brûlures à la miction et les poussées de fièvre lui permettent de poser son diagnostic. Les accès de fièvre dans les deux derniers mois de la qrossesse sont toujours à prendre au sérieux.  Ils sont souvent le signe d’un début d’infection. Le placenta est normalement capable de faire barrière à une infection, mais pas toujours. De plus, en remplissant ce rôle, il peut s’infecter et il est alors possible que la mère accouche prématurément. Un simple traitement à base d’antibiotiques bien choisis soigne la mère  et son enfant sans risque. Il naît alors à terme et sain.

Souvent quelques douleurs

Si vous ressentez des douleurs c’est, bien sûr, le moment d’en parler. Il faut savoir les amerencier celles qui sont situées au bas du ventre, les tiraillements à hauteur de l’aine ou à l’intérieur des cuisses… Pour certaines, la douleur est forte lors d’un effort ou même en s’asseyant ou en se retournant dans le lit. Certaines souffrent aussi de douleurs ligamentaires au niveau de l’utérus, pouvant s’étendre jusqu’au fond utérin ou sous les côtes. Aucun traitement, à part le repos, n’est malheureusement possible. Lors de cette dernière visite, obligatoire, votre médecin vous recommandera certainement de prendre rendez-vous pour une ultime visite avant l’accouchement. De plus, il est important de vérifier que votre carnet de maternité est bien rempli.

Il est déjà prêt à respirer

Au 8e mots, les alvéoles des poumons sont formées et se couvrent d’une substance, le surfactant, qui empêche les petits sacs de l’arbre pulmonaire de se rétracter.
En cas de doute, l’amniocentèse permet d’apprécier la maturité
pulmonaire car on trouve des composants graisseux du surfactant.

Quand la césarienne est imposée

Dans un certain nombre de cas, la césarienne est décidée à la suite de
la consultation médicale du 8e mois à laquelle s’ajoutent les informations apportées par l’échographie et divers examens. Les raisons de ces césariennes tiennent aux conditions physiques de la naissance : bassin trop étroit pour laisser passer normalement l’enfant, placenta situé sur le col de l’utérus et gênant la sortie du
bébé ou encore présentation transversale de l’enfant. Enfin, selon le cas, si la future maman a déjà dû subir  une césarienne pour une première grossesse et que l’on prévoit une difficulté. Le rendez-vous est pris mais pas dans l’immédiat. En effet, ces césariennes programmées ne se font jamais avant la 38e semaine et demie de grossesse. À cette date, la maturité pulmonaire du fœtus est accomplie et sa respiration aérienne sera normale. Selon le cas et la volonté de la future maman, la césarienne peut se faire sous anesthésie générale, péridurale ou rachianesthésie.

Homéopathie et médecine douce

L’homeopathie peut faciliter l’accouchement notamment en réduisant considérablement sa durée.
Des études faites à la maternité des Lilas (à Paris) montrent que, sous
homéopathie, il peut être réduit de trois heures. Cependant, pour être efficace, le traitement doit être entrepris quelques semaines avant la date prévue pour la naissance.
Le médecin homéopathe ou la sage-femme prescrit l’association de deux médicaments : le Caulophyllum pour favoriser l’ouverture du col et l’Arnica pour éviter ou diminuer le traumatisme physique et psychique. Pour les femmes qui ont très peur de l’accouchement, on peut encore prescrire de l’Actaea racemosa. La posologie est, bien sûr, l’affaire du spécialiste.

À l’écoute du cœur du bébé

Le phonocardiogramme (système d’écoute des bruits du cœur) surveille le rythme cardiaque normal (entre 120 et 160 battements à la minute) et ses variations (accélérations, ralentissements), notamment dans les grossesses difficiles. Cela permet ainsi d’intervenir à temps si un problème surgit pendant la grossesse ou au moment de l’accouchement.