Que vous ayez de fortes présomptions, que votre test de grossesse vous ait déjà révélé la nouvelle, il est important de consulter votre médecin. Cette première consultation peut être longue. En effet, c’est l’occasion d’un bilan médical approfondi.
Le médecin va vous interroger sur votre passé médical, personnel et familial. Sont notés les opérations chirurgicales, les allergies, les transfusions, les médicaments pris dans le mois précédent, le moyen contraceptif et sa durée d’utilisation.

Signaler les antécédents

C’est, bien sûr, au cours de cette visite qu’il vous faut signaler tout antécédent gynécologique le nombre de grossesses menées à terme et celles qui ont échoué, ainsi que tout accident important comme une grossesse extra-utérine ou une intervention chirurgicale gynécologique. Les irrégularités du cycle, les pertes doivent
également être mentionnées. À rappeler également des antécédents
plus généraux: tuberculose, maladies cardiaques ou rénales, et,
bien sûr, les interventions chirurgicales ayant touché l’abdomen
et le bassin. S’ajouteront les problèmes héréditaires, familiaux.
Toute maladie génétique, même si elle touche un parent fort éloigné
de votre côté comme celui de votre mari, doit être signalée.
Si ce n’est pas votre première grossesse, le médecin vous demandera
de raconter par le détail les éventuelles perturbations survenues lors de vos grossesses antérieures.

La majorité des facteurs de risque peut être cernée lors de cette première visite, consultation est donc fondamentale pour le suivi
de votre grossesse.

Un dossier médical le plus complet possible

Viennent ensuite les questions sur votre situation sociale. Ces informations entrent dans le dossier médical et donnent déjà un profil du déroulement des neuf mois à venir. À tout cela, bien sûr, s’ajoutent la date des dernières règles et la régularité des cycles qui permettront de déterminer le jour le plus probable de la conception. Le médecin procède ensuite à un examen médical. Il consiste en une auscultation cardiaque et pulmonaire, un examen des vertèbres, un palper des jambes et des chevilles, afin de déceler d’éventuelles varices ou œdèmes, la prise de la tension artérielle, qui, normalement, doit être un peu plus basse que d’habitude, puis un palper des seins.
La consultation se termine par un examen gynécologique. Celui-ci comprend un examen au spéculum (cet instrument permet de vérifier l’état du vagin et du col de l’utérus), un toucher vaginal accompagné d’une palpation de l’abdomen qui renseignent sur l’état des organes
génitaux. Enfin, vous ne quitterez pas le cabinet du médecin sans que vous soyez passée sur la balance.

Se déclarer officiellement

Le meilleur moment pour consulter le médecin, afin qu’il ait toutes les
informations pour confirmer ou non une grossesse, se situe six à huit semaines après le retard de règles.
Aussi, pour prévenir toute grossesse difficile, la première visite
prénatale devrait obligatoirement se faire à la fin du 2′ mois. Au cours
de cette consultation, le médecin vous remettra un formulaire compose de quatre volets. C’est le 3e qu’il faut envoyer à la caisse primaire d’assurance maladie. La déclaration de grossesse doit être faite avant la fin du 3e mois de grossesse. Elle permet la mise en place de l’assurance maternité et le versement des allocations dont bénéficient certaines femmes enceintes.

L’irnoortance de la tension artérielle

À chaque consultation, votre médecin prendra votre tension artérielle. Lene mesure est systématique pour tout examen du cours de la grossesse. Son but: dépister au plus vite une hypertension qui peut être grave. Celle-ci touche 1 femme enceinte sur 10 et peut entraîner un retard de croissance du fœtus.
De plus, elle peut se compliquer d’une protémune (présence d’albumine dans les urines) qui est un signe d’aggravation. Elle peut conduire a une éclampsie (affection caractérisée par des convulsions associées â une hypertension artérielle) mettant en jeu la vie de la mère et de l’enfant. La tension normale d’une femme enceinte est plus basse que celle qu’elle avait avant la grossesse. Cela est dû à l’augmentation de son réseau de circulation sanguine qui irrigue le placenta et le fœtus. Une hypotension légère, en revanche, est
tout a fait normale et peut se manifester par de classiques étourdissements lors du passage de la station assise a la station debout.

Des examens complémentaires

Le médecin peut aussi demander un frottis. Cela consiste à recueillir sur une spatule en bois des cellules desquamées du col de l’utérus ou du vagin afin de les analyser.
Cet examen, s’il n’a pas eu lieu depuis deux ans, aide à dépister une
transformation des cellules du col de l’utérus.
Un examen des pertes vaginales (s’il y en a d’anormales) peut aussi
être effectué afin de rechercher une éventuelle infection.
Tous ces contrôles sont complétés, si besoin, par divers examens : échographie (exploration interne de tous les organes génitaux) ; prise de sang (permettant une analyse « numération-formule sanguine » avec numération des plaquettes et les diverses sérologies). En revanche, les dosages hormones sont mutiles.
Les examens complémentaires sont plutôt réservés aux futures mamans « à risques ».

LES RÈGLES ANNIVERSAIRES

Certaines futures mamans vont constater un phénomène étonnant et dont nous n’avons pas d’explication physiologique, ce sont les règles anniversaires. Ces femmes ont des saignements plus ou moins abondants à la date habituelle de leurs règles. Celles-ci ne sont pas suivies d’une ovulation et ne mettent pas en danger l’embryon. Mais elles ont l’inconvénient de faire croire à ces femmes qu’elles ne sont pas enceintes et donc de leur faire abandonner les mesures habituelles de prudence en début de grossesse. Elles sont, parfois encore, à l’origine de fausse datation de la grossesse. L’échographie permet alors de rétablir la vérité. D’une manière générale, s’il n’y a pas de fausse couche ou de grossesse extra-utérine caractérisée par des saignements abondants et foncés, les petits saignements clairs en début de grossesse ne sont pas rares et ne compromettent pas la poursuite de celle-ci. Ils doivent cependant être signalés au médecin qui en recherchera plus précisément la cause.