LA CÉSARIENNE – Pour la sécurité de la mère et de l’enfant



Cette opération chirurgicale consiste à inciser la paroi abdominale et peut se pratiquer sous anesthésie générale ou sous péridurale. L’incision, généralement, est faite horizontalement sur 8 à 9 cm. Mais dans les cas d’urgence, de souffrance fœtale extrême ou de malposition du bébé, notamment lorsque l’enfant est dans une situation dangereuse et doit être extrait rapidement, le chirurgien incise verticalement.

Les raisons de l’intervention

La pratique d’une telle intervention a différentes causes: la présentation du bébé par le siège ou par l’épaule; si la forme et les mensurations du bassin maternel laissent présager des difficultés; un accouchement très long, notamment pour les naissances multiples  de plus de deux enfants ; un utérus fragilisé par l’ablation d’un fibrome ou par une perforation utérine avant la grossesse, par une IVG (interruption volontaire de grossesse); une toxémie gravidique accompagnée a une tension artérielle de plus en plus élevée avec présence d’albumine  dans les urines, d’élévation du taux d’acide urique dans le sang, associée à des œdèmes; un herpès génital: la césarienne est alors pratiquée pour éviter la contamination du bébé au cours de l’accouchement par les voies naturelles ; lors du diabète de la mère; en raison de la taille du nouveau-né, parfois beaucoup trop gros par rapport  au bassin maternel; en cas d’incompatibilité Rhésus, si l’on constate une montée du taux des anticorps produits par la mère à l’encontre de son bébé.

L’augmentation du nombre de césariennes pourrait faire croire qu’elles ne sont pas toujours utiles.
Mais de plus en plus de médecins sont conscients qu’elles
doivent être pratiquées à bon escient.

À tout moment

Enfin, le médecin décide de pratiquer une césarienne chaque fois que l’enfant se développe anormalement et que son milieu lui devient hostile ou lorsqu’on a diagnostiqué à l’échographie une insertion basse ou un décollement brusque du placenta. L’intervention
dure de 40 à 60 minutes. Le bébé est sorti par la tête, puis le médecin coupe le cordon et extrait le placenta.
La césarienne peut être réalisée à tout moment au cours d’un accouchement et notamment en cas d’hémorragie, d’un arrêt de la dilatation du col de l’utérus, d’un travail anormal entraînant une souffrance du bébé ou encore s’il y a procidence du cordon. Le médecin peut également programmer une césarienne lors d’un accouchement sous péridurale.

Les suites

La jeune maman est hospitalisée une semaine environ, les agrafes ou les fils lui seront retirés cinq à sept jours après l’intervention. Elle peut simplement éprouver quelques douleurs dues à la cicatrisation pendant plusieurs semaines. Certaines mères qui allaitent se plaignent aussi des contractions que provoque la mise au sein (la césarienne permet bien évidemment l’allaitement).
Ces douleurs sont d’autant plus fortes qu’elles tiraillent un muscle en pleine cicatrisation. En général, la maman se sent fatiguée pendant un bon mois.

Césarienne: une chirurgie simplifiée

Une nouvelle technique dite de Starck simplifie l’acte chirurgical et rend les suites opératoires moins douloureuses. En évitant l’incision de tous les muscles, elle permet des mouvements plus confortables ainsi qu’un allaitement sans douleur. Le séjour en maternité est réduit à quatre jours.

De plus en plus pratiquée

La césarienne fut longtemps pratiquée pour la sécurité de mère. Aujourd’hui, elle l’est aussi pour celle de l’enfant, progrès de la médecine en font une intervention chirurgie des plus banales. L’incision horizontale que l’on pratique aujourd’hui ne laisse plus de vilaine cicatrice. Il généralement conseillé aux femmes ayant accouché par césarienne – mais ce n’est pas une obligation – de commencer pour les autres naissances : la cicatrice pourrait
souffrir de la violence d’une expulsion normale. Il semble donc préférable dans ce cas de limiter le nombre grossesses. En effet, on estime que l’on peut pratiquer deux à trois césariennes, voire quatre, sur le même úterus.
Si la première incision a dû se faire verticalement, deuxième le sera également. Si la future maman, au cours d’une deuxième grossesse, veut accoucher par les naturelles, elle sera mise sous surveillance : une sonde peut être introduite dans les voies vaginales pour mesurer
la pression à l’intérieur de l’utérus et permettre d’intervenir à temps si la pression est trop forte. En France, aujourd’hui, près de 17 % des accouchements se déroulent par césarienne.
Ce nombre, qui a considérablement augmenté depuis vingt ans, varie pour certains CHU de 17 % à 22 %. Cette augmentation est due aux progrès réalisés dans la surveillance de la grossesse et de l’accouchement. Aux indications classiques de césarienne, réservée aux accouchements compliqués dus à la présence d’obstacles entravant le passage ou la sortie de l’enfant, se sont ajoutés tous les cas où l’on détecte une souffrance fœtale, notam-
ment à l’écoute du monitoring.
La césarienne ne présente pas d’inconvénients pour l’enfant qui naît la tête bien ronde et les traits reposés. Il met peut-être un peu plus de temps à s’habituer à la vie au grand air. Il arrive aussi parfois qu’il naisse endormi.

 

 



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