Accouchement et douleur sont intimement liés. Pourtant, selon les femmes, les circonstances ou la tension nerveuse, la douleur est plus ou moins forte et plus ou moins bien supportée. On estime de 5 à 10 % le nombre d’accouchements spontanés dont les mères disent ne pas avoir souffert. Pour certaines, par contre, le travail est rapide et violent et la jeune maman n’a pas le temps de récupérer entre les contractions.
Très souvent, ces femmes sont submergées par la douleur et ont le sentiment, après la naissance, de n’avoir pas vécu leur accouchement. Pour d’autres, la douleur s’éternise, le col ne se dilate plus, tout le bas de leur ventre est douloureux, ainsi que leurs jambes. Leur seul souhait, en finir au plus vite.

Différente selon les phases 

Dans la phase de dilatation, la douleur est dépendante des contractions, elle est donc intermittente et de durée variable. Elle s’explique par la distension des muscles du col de l’utérus et par le travail de l’utérus lui-même. Ce muscle est très innervé et toutes
les modifications qu’il subit au cours de l’accouchement sont douloureuses. L’utérus se comporte comme tout muscle soumis à un effort : il brûle de l’oxygène en libérant des toxines et des déchets, ce qui cause la douleur.
Dans la phase de l’expulsion, la douleur est continue. Elle est provoquée par la distension des muscles du périnée et du vagin. À cela s’ajoute dans certains cas une compression des terminaisons nerveuses au niveau de la moelle épinière dans les accouchements dits par les reins. C’est la tête du bébé qui appuie alors sur cette région de la colonne vertébrale.

Sous l’influence de l’anxiété

Le seul moyen pour faire disparaître complètement la douleur est l’analgésie péridurale. On sait pourtant que différents facteurs accentuent l’intensité de la douleur et la rendent moins supportable; ainsi, la puissance des contractions, la rigidité du col, la fatigue
physique, le volume du bébé a naître ont leur importance.
À cela s’ajoutent l’anxiété, surtout lors d’un premier accouchement, mais aussi le manque de soutien affectif familial ou, plus simplement, l’impression d’une certaine indifférence de la part de l’équipe médicale.
Dans ces circonstances, la future maman est très fragile psychiquement. La moindre réflexion faite par son entourage, le moindre reproche de l’équipe médicale accentuent alors son stress. Tout son corps se contracte, le col de son utérus aussi et la douleur devient plus intense.

Un mal positif… ou négatif

Bien des futures mamans considèrent les douleurs de l’enfantement comme normales donc supportables. Pour elles, c’est une étape à franchir pour devenir mère. C’est une douleur naturelle, positive. Ce qui explique encore que ces femmes n’ont pas réellement le souvenir d’avoir souffert. La joie de faire connaissance avec leur enfant, le plaisir des jours qui suivent la naissance effacent les moments difficiles. Pour d’autres, au contraire, la douleur de l’accouchement est mal surmontée et peut même laisser des traces: difficultés
relationnelles mère-enfant, difficultés dans le couple, voire refus d’une autre maternité.

Le stress et l’inconscient

Comment le stress augmente-t-il la douleur? On sait qu’il engendre la
production d’adrénaline dans l’organisme. Cette substance diminue la production de l’endorphine, qui aide supporter la douleur, elle accélère le rhytme  cardiaque et le rythme respitoire et surtout contrarie la stimulation de l’ocytocine sur le muscle utérin,
future maman panique, souffre de tremblements de tétanie, devient incapble  de respirer efficacement. C’est ansi que le stress peut interrompre complètement le travail de l’accouchement. La dilatation ne reprendra qu’une fois la future maman calmée.
C’est souvent le rôle du personnel médical de l’apaiser, notamment celui de la sage-femme, qui va la réconforter par quelques mots, lui permettre de reprendre une respiration adaptée. Si ces gestes ne suffisent pas, la future maman pourra être calmée par l’administration de tranquillisants, ou le médecin programmera un accouchement sous analgésie. L’inconscient joue aussi un rôle non négligeable au moment de l’accouchement. Selon l’histoire de chaque femme, ce sont des souvenirs plus ou moins heureux qui peuvent remonter à la mémoire.
Ils auront alors une influence sur l’instant vécu. Bien évidemment, la « qualité des réminiscences aidera à surmonter douleur et fatigue, ou au contraire aura tendance à augmenter stress et angoisse. La préparation à l’accouchement, les rencontres avec un personnel soignant disponible devraient permettre à la future maman d’exprimer ses craintes et ses angoisses avant le jour de la naissance.

 



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