Déterminer le sexe de l’enfant est un vieux rêve, qui ne se justifie vraiment que dans le cas de maladies génétiques touchant l’un ou l’autre sexe. Malgré tout quelques parents sont tentés de programmer le sexe de leur futur bébé. Certaines méthodes sont proposées pour agir sur la détermination du sexe.

Plusieurs méthodes

  • La méthode du régime alimentaire: elle est à entreprendre plusieurs mois avant la conception et met en évidence l’importance des facteurs ioniques dans la détermination du sexe. Ce régime, qui enrichit l’alimentation en divers minéraux dans des proportions parfaitement définies, n’est en fait qu’une liste d’aliments défendus. Il est indispensable d’adapter ce régime en fonction de la patiente et de le contrôler médicalement.
  • La méthode qui modifie l’acidité vaginale: elle consiste en une injection vaginale, 15 min avant les rapports sexuels, de un litre d’eau tiède dans lequel on ajoute du bicarbonate de soude pour « programmer » une fille ou du vinaigre pour un garçon.
  • La qualité et la fréquence des rapports sexuels: ainsi, un rapport sexuel proche de la date de l’ovulation favorise les spermatozoïdes Y porteurs du caractère mâle, un rapport sexuel à distance de l’ovulation favorise la naissance de filles. On constate encore que plus les rapports sexuels sont nombreux, plus il existe de chances de faire une fille; en effet, le sperme s’appauvrit au détriment des spermatozoïdes Y. En revanche, si le rapport destiné à la fécondation est précédé d’une abstinence de quelques jours, spermatozoïdes Y et X sont en quantités égales.

Pas de preuve scientifique

D’une manière générale, aucune de ces méthodes n’a donné de résultats scientifiques reconnus. Quant à la méthode du tri des spermatozoïdes (la cytofluorométrie de flux), elle n’est efficace qu’à 73 % pour X et 69 % pour Y (scientifiquement, une méthode est jugée efficace lorsqu’elle a un taux de réussite de 90 %). Et il s’avère, en réalité, qu’elle ne dépasse pas 50 % d’efficacité… soit aussi bien que la nature.
Encore plus folkloriques sont les méthodes qui prédisent le sexe du bébé in utero sans avoir recours à l’échographie. Ainsi l’aspect du ventre: un dicton affirme que « ventre en pointe,
garçon; ventre rond, fille ». Précisons que rien, scientifiquement, ne permet de l’affirmer et que la forme du ventre dépend plutôt de la tonicité musculaire. L’aspect du visage, la bonne ou la mauvaise mine, le masque de grossesse n’ont aucune valeur prémonitoire.
Ces manifestations sont dues à des changements hormonaux qui sont les mêmes que le fœtus soit une fille ou un garçon.

Histoire de l’et de l’Y

Dans les minutes qui suivent la fécondation, l’identité sexuelle du bébé à venir est déterminée, mais il faudra attendre six ou sept semaines pour que l’embryon décide de son sexe.
Voici son aventure : le spermatozoïde et l’ovule sont les seules cellules de l’organisme qui n’ont que 23 chromosomes. Sur ces 23 chromosomes, 22 sont semblables, le 23 détermine le sexe de l’enfant. Chez la femme, la paire de chromosomes « sexuels » se compose de deux chromosomes semblables appelés X. Ceux de l’homme sont X et Y. Tous les spermatozoïdes n’ont pas la même formule, certains ont 22 chromosomes + un X, d’autres 22 + un Y. Si le spermatozoïde fécondant est un « 22 + Y », il naîtra un garçon.

C’est donc toujours le père qui détermine le sexe de l’enfant. Théoriquement, il devrait y avoir autant de spermatozoïdes Y que de spermatozoïdes X. Mais on a observé que les Y étaient plus nombreux et plus rapides que les X. Il devrait donc naître une majorité de garçons. On compte en effet 106 naissances de garçons pour 100 filles. Une conformation particulière du sperme peut également jouer un rôle dans la détermination du sexe. C’est ce qui expliquerait les « familles » de filles ou de garçons.

On observe aussi que, lors d’une diminution de la quantité et de la qualité du sperme, cette diminution se fait au détriment des spermatozoïdes Y, favorisant ainsi la procréation de filles.

Ni mâle ni femelle

Il existe dans la nature des déterminations de sexe étonnantes. Ainsi,
certaines espèces sont hermaphrodites : un individu est capable de
produire aussi bien des cellules sexuelles mâles que des cellules
sexuelles femelles. C’est le cas des escargots ou des lézards. Pour d’autres espèces, la définition du sexe est fonction de l’âge ; ainsi, certains crustacés tels les crabes ou les crevettes sont mâles quand ils sont jeunes et femelles en vieillissant. Certains poissons déterminent leur sexe suivant l’organisation sociale de la communauté. Si le mâle dominant disparaît, une femelle change aussitôt de sexe pour le remplacer. Chez certains reptiles, la température d’incubation des œufs décide du sexe du nouveau-né. Des femelles naissent
à une température supérieure à 30°, tout se jouant à 1 ° ou 2° près.

Du rêve à la réalité

Dans tous les couples, il y a bien sûr une préférence pour le sexe de l’aîné. Une étude montre que la cote des filles atendance à remonter mais que celle des garçons reste toujours largement en tête. Ainsi 42 % des couples souhaitent avoir d’abord un garçon contre 24 % une fille. De même, si les parents ne devaient avoir qu’un seul enfant ou
plusieurs enfants du même sexe, ils choisiraient à 37 % un (ou des) fils et à 27 % une (ou des) fille(s). Une chose est pourtant réconfortante pour le sexe faible, 72 % des  couples ne sont pas prêts à « intervenir » pour modifier le destin. Ils refusent, à une large majorité, d’avoir recours à une méthode, même si elle est scientifique. Moralité: la plupart des parents sont bons joueurs. Enfin, bon nombre d’entre eux ne demanderont pas à l’échographîste de leur révéler le sexe du fœtus et ne montreront aucune précipitation à le connaître au moment de l’accouchement. La naissance d’un enfant suffit à les combler.

UN BÉBÉ AVANT TOUT

Je vais vous confier un secret. Les médecins ne se trompent jamais lorsqu’ils annoncent aux parents qui le demandent le sexe de leur futur bébé. En effet, il est habituel de leur dire un sexe et d’en inscrire
un autre sur le dossier médical. Ils font de même quand ils ont un doute à l’échographie.
Bref, ils se débrouillent toujours pour prédire le bon sexe. Au fond, ils n’ont que 50 % de chances de se tromper! Et puis, quand le bébé est là, il est toujours accueilli avec bonheur.

 

 



fecondation, fécondation in vitro, placenta, foetus 4 mois, foetus 1 mois, attendre bebe, evolution foetus, attendre un bebe, contraception, placenta schéma.