Comme la plupart des futures mamans, vous souhaitez préparer le grand jour que sera votre accouchement. La méthode de préparation à l’accouchement la plus communément pratiquée est celle de l’accouchement sans douleur ou accouchement psychoprophylactique. La future maman ne subit plus la douleur, elle l’analyse, la maîtrise et sart qu’elle a une finalité merveilleuse: mettre au monde un enfant. Il y a encore quelques années, cette méthode était assez directive, avec apprentissage de respirations particulières, exercices physiques obligatoires, etc.

Le corps et l’esprit

Aujourd’hui, la première préoccupation dans cette préparation est de nature psychique.
C’est avec les craintes et les questions qui tracassent les mères que s’ouvre le dialogue avec la sage-femme chargée d’aider les futures mamans. Ces rencontres sont l’occasion d’aborder la grossesse dans sa globalité, du désir d’enfant au déroulement des premiers
mois, à la grossesse des derniers mois, sans oublier l’accouchement, l’après-maternité, le rôle du père et surtout la découverte de l’enfant. C’est pourquoi aujourd’hui la préparation psychoprophylactique obstétricale (PPO) se commence dès le 4e mois. Aux entretiens avec la sage-femme ou le médecin s’ajoute un entraînement physique. Un peu à la manière d’un échauffement sportif pour savoir adapter l’effort au résultat escompté, vous entraînerez certains muscles de votre corps, vous apprendrez à vous relaxer au bon moment et à respirer correctement pour apporter un maximum d’oxygène à vos muscles et aussi favoriser l’elimination des toxines, notamment de l’adrenaline, qui est responsable en partie de l’exacerbation de la douleur.

La douleur s’explique par la transformation brutale du corps et l’étirement des muscles.
Un bon accompagnement l’atténue, le stress et la panique la multiplient.
Préparez votre corps et votre esprit à cet effort qui est normalement très bref.

Un cours collectif 

Commencer très tôt cet entraînement et le poursuivre quelques semaines après l’accouchement sont des gages de réussite de cette méthode. Malheureusement, la plupart des futures mamans ne peuvent libérer un peu de temps pour leur préparation qu’au moment où elles prennent leur congé de maternité. Concrètement, vous serez encouragée à assister à 8 séances, totalement prises en charge par la Sécurité sociale. Chaque rendez-vous dure en principe 2 heures et se déroule toujours un peu de la même manière. Seules
les premières leçons sont consacrées à un enseignement théorique: mieux connaître son  corps pour mieux comprendre ce qui s’y passe. Schémas, dessins, diapositives illustrent les différentes phases de la grossesse et le déroulement de l’accouchement. La sage-femme enseigne aussi quelques trucs à la future maman afin de lui permettre de surmonter sa douleur et de participer pleinement à son accouchement. Bien assimilés, ils deviendront de véritables réflexes. Ils doivent permettre d’agir sans réfléchir et ne peuvent être oubliés, quelle que soit l’intensité  de la contraction.

Relaxation et respiration

La préparation psychoprophylactique repose tout d’abord sur l’apprentissage de la relaxation, et il faut plusieurs séances pour y parvenir. En effet, savoir bien se relaxer est indispensable pour garder le maximum d’énergie pour les instants primordiaux de
l’accouchement. Un test: on est parvenu à une bonne relaxation quand on sent son corps devenir très lourd au point d’avoir la sensation qu’il pourrait s’enfoncer tout doucement dans le sol. Toute PPO comporte aussi un entraînement à différentes formes de respiration. Elles ne sont pas habituelles mais avec un peu de pratique, elles deviennent spontanées. La respiration thoracique (gonflement de la poitrine, arrêt au sommet de l’inspiration,
expiration lente bouche ouverte) sert de base à d’autres apprentissages.

  • Tout d’abord la respiration bloquée : à la suite d’une profonde inspiration, il faut retenir son souffle au minimum 30 secondes. La durée du temps d’apnée se travaille progressivement. Cette respiration sert à pousser doucement l’enfant hors du corps de sa mère.
  • La respiration superficielle se fait, elle, bouche ouverte. Elle est légère, rapide, bien rythmée. Le temps d’expiration doit être égal au temps d’inspiration. Cette respiration est utile au moment des contractions. Plus elles sont fortes, plus la respiration a un rythme rapide et mieux la douleur est supportée.
  • La respiration haletante imite celle d’un chien qui a chaud. Elle a un rythme accéléré, bouche ouverte. L’accoucheur la demande à la fin de la dilatation si l’envie de pousser est trop précoce.
  • La respiration complète gonfle le ventre et la poitrine. L’expiration est toujours lente. Elle permet de reprendre des forces au début et à la fin des contractions.

Se sentir en confiance

L’accouchement demande aussi une préparation musculaire qui porte sur les muscles du ventre et sur les muscles vertébraux. Elle permet aussi l’assouplissement des os du bassin.
Quelques mouvements indispensables de jambes facilitent encore la circulation. Chaque cours est suivi d’une conversation libre qui permet à la future maman de poser des questions et d’exprimer ses craintes. Une atmosphère de compréhension et de détente doit naître entre elle et son moniteur.
La présence du père à quelques séances d’entraînement est souhaitable afin qu’il puisse aider sa femme aux moments les plus durs. Mais s’il ne peut être présent, une sage-femme assiste
généralement la future mère.

 

 



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