Malgré tous les examens dont disposent les médecins, un certain nombre de stérilités restent inexpliquées. On parle parfois à leur propos de stérilités pathogènes qui seraient dues à un refus de l’inconscient à satisfaire le désir conscient de grossesse.

Les mauvais tours de l’inconscient

Le psychisme aurait une influence sur la fécondité principalement à deux niveaux.
Il serait capable de perturber le fonctionnement des ovaires et de bloquer la pénétration des spermatozoïdes en stoppant leur remontée dans les trompes au niveau de la glaire cervicale. Chez les femmes souffrant de ce type d’infertilité, les ovulations sont inexistantes ou tout à fait aléatoires. Cette réaction de l’organisme peut être parfois mise en corrélation avec un deuil ou une grande émotion. Elle se produit aussi souvent en cas de maladie psychique comme la dépression nerveuse ou l’anorexie. Généralement, après une prise en charge réussie, on constate la reprise de l’ovulation et du fonctionnement normal de la fonction reproductrice. Certaines perturbations, entraînant une mauvaise maturation du corps jaune, ne peuvent être expliquées que par un trouble psychique. Autre phénomène étonnant, la sécrétion par l’organisme féminin d’une glaire « hostile »ou toxique aux spermatozoïdes. Une perturbation qui résiste, dans ce cas, aux traitements par œstrogènes proposés habituellement pour lutter contre les stérilités dites immunologiques.

Le résultat d’anciens conflits

Les stérilités psychogènes sont presque toujours difficiles à admettre pour la femme qui éprouve consciemment un désir d’enfant suffisamment fort pour s’engager dans des investigations médicales lourdes. Se rendre compte que l’on est victime de son inconscient
et qu’il gouverne le corps est forcément perturbant. Pourtant, il faut bien se résoudre à analyser ce type d’infertilité comme un profond refus de grossesse. L’infertilité s’installe alors que la femme vit inconsciemment un conflit psychique qu’elle ignore totalement.
Il semble que 10 % des infertilités sont ainsi diagnostiquées. Personne ne peut dire si elles sont définitives ou non puisque, dans certains cas, le conflit interne résolu « libère » toutes
les fonctions reproductrices.
La grossesse devient-elle possible en raison de la disparition d’une certaine tension ou d’une certaine angoisse, ou est-ce encore le choix du hasard ? À savoir, les hommes ne sont pas épargnés par les problèmes psychiques, liés très souvent â leur passé et aux relations qu’ils ont établies avec leurs parents.

Reconnaître le bon moment

Le meilleur moyen d’avoir un bebe est sans aucun doute de le concevoir à la bonne période du cycle. Il est donc important de connaître la date de l’ovulation De même, toutes celles qui ont des difficultés doivent connaître avant tout la régulante de leur ovulation sur plusieurs cycles. La méthode des températures est un moyen très classique d’investigation mais, malheureusement, elle n’est pas toujours très fiable une grippe, une légère infection et toute la
courbe est faussée De plus, elle ne vous renseigne qu’au moment où se produit l’ovulation alors qu’il faudrait l’anticiper d’un jour ou deux. Il existe aujourd’hui des tests qui permettent de déterminer a domicile la période de fécondité maximale. Leur pnncipe consiste a déceler la présence de l’hormone « lutéimsante », dite plus couramment LH, dont le taux augmente à l’approche de l’ovulation. Son dosage maximal est le signe que l’on entre dans la période la plus féconde. Ces tests se font a partir de l’urine recueillie le matm dans laquelle il faut plonger une bandelette réactive dont la coloration change.

Chirurgie réparatrice

Certaines infertilités sont dues à des problèmes gynécologiques qui nécessitent une intervention chirurgicale pour que la femme puisse poursuivre une grossesse naturelle. C’est le cas des kystes sur l’ovaire. Ils sont enlevés par cœlioscopie : on opère sous anesthésie générale, en pratiquant simplement deux petites incisions. Les fibromes sont aussi opérés tout comme les polypes ; ces derniers sont extraits par les voies naturelles en dilatant simplement le col de l’utérus. Les trompes bouchées peuvent être débouchées à condi-
tion que leurs tissus soient en bon état. L’intervention se fait en incisant le fond du vagin pour accéder à l’utérus et aux trompes.