L’accouchement commence souvent de longues heures avant la naissance.
Il se décompose en deux phases : la première est la dilatation, qui comprend la dilatation lente jusqu’à 6 cm d’ouverture du col et la dilatation rapide jusqu’à 10 cm; la seconde est l’expulsion qui est suivie de la délivrance. Au cours du travail, la future maman ressent tout d’abord des contractions. Elles apparaissent de façon intermittente et sont plus ou moins rapprochées et douloureuses. Ensuite, elles vont être de plus en plus longues. En fin de travail, elles se renouvellent toutes les 2 ou 3 minutes. Elles favorisent l’effacement et l’ouverture du col utérin et la sortie de l’enfant
La dilatation du col doit se faire régulièrement, progressivement. La sage-femme en apprécie l’ouverture en centimètres. Ainsi, pour permettre le passage de la tète de l’enfant, la dilatation doit être complète, soit une ouverture de 10 ou 11 cm.

Le processus de la descente du bébé

L’enfant va commencer sa descente. Il engage sa tête dans le col et descend dans le bass.
Pour passer le détroit creux et dur que constitue le bassin osseux, l’enfant doit placer sa de manière oblique pour passer dans l’espace le plus large du bassin II présente ainsi le diamètre de son crâne le plus petit. Il lui faut donc fléchir la tête et appuyer son menton contre sa poitrine. Le diamètre le plus étroit de la tête de l’enfant est normalement de 9,5 et le passage du bassin est d’environ 12 cm. Les os du crâne de l’enfant n’étant pas sou sa tète s’adapte au passage dans le bassin maternel. C’est ce qui donne parfois à la tête bébés qui viennent de naître une forme ovoïde caractéristique. Dans les heures qui suivent le crâne reprend sa forme normale.

Pousser l’enfant vers l’extérieur

L’enfant va alors descendre dans le bassin osseux plus ou moins lentement. Puis il atteint la partie inférieure du bassin pour passer le « détroit inférieur ». Alors, il va devoir tourner sa tète qu’il avait passée obliquement dans le « détroit supérieur ». C’est le moment la mère de se mettre en position gynécologique et, souvent, celui où elle ressent l’envie de pousser. Mais elle doit attendre que la tête de l’enfant soit passée dans le vagin et qu’elle touche le plancher pelvien, déclenchant ainsi une envie de pousser encore plus forte.
Le périnée distendu enserre la tête du bébé. Le rôle du médecin ou de la sage-femme est alors primordial : ils doivent aider l’enfant à tout en évitant aux tissus de se déchirer.

Une épreuve fatigante

On compare souvent l’accouchement à une performance sportive. Comme elle, il demande des efforts et une endurance différents d’une femme à l’autre. Il peut se comparer soit à un 100 m en athlétisme, soit à une épreuve de fond représentant plusieurs kilomètres de course. Beaucoup d’éléments entrent en ligne de compte ; si la mère est primipare, la naissance sera généralement moins rapide.
Statistiquement, on a mesuré que la durée moyenne d’un premier accouchement est de 8 à 9 heures, et pour une grossesse suivante, pas plus de 5 à 6 heures en raison de la dilatation plus rapide et plus facile du col de l’utérus.
Ce délai moyen est souvent raccourci par l’utilisation de médicaments en perfusion, destinés à régulariser les contractions et à assouplir le col de l’utérus.
Mais la fatigue due à un accouchement peut être aggravée par la taille de l’enfant ou sa présentation (un siège demande souvent un peu plus d’efforts de la part de la mère). La puissance des contractions, l’intensité de la douleur sont encore très variables d’une femme à l’autre.
Sans compter qu’à tout cela s’ajoute la fatigue générale due à la grossesse. Chez les primipares, l’effacement du col se fait généralement au cours du prétravail de l’accouchement; puis, dans un deuxième temps, se produit la dilatation, ce qui explique la durée. Il n’en est pas toujours de même pour les multipares ou encore pour les grossesses multiples. L’effacement du col et la dilatation peuvent se faire simultanément d’où la plus grande rapidité de naissance.

Accoucher sur rendez-vous

La future maman a rendez-vous à la maternité. La veille, il lui a été
recommandé de bien se reposer. Le médecin accoucheur lui prescrit
même parfois un léger somnifère pour lui assurer une bonne nuit.
À son arrivée à la maternité, ses analyses de sang sont vérifiées,
ainsi que la manière dont se présente l’enfant.
Un léger laxatif lui est administré. La différence essentielle avec un
accouchement normal tient essentiellement au geste volontaire qui consiste à rompre la poche des eaux lorsque le col de l’utérus
est mûr.
Dans certains cas, le travail se met en route spontanément, mais beaucoup plus souvent le médecin met en place une perfusion d’ocytocine pour accélérer l’apparition des contractions. Puis il installera le monitoring.
C’est l’utilisation de l’ocytocine, le plus précocement possible, qui
favorise la réduction du temps total de travail. Elle donne en effet aux contractions une efficacité optimale.

La rupture de la poche des eaux

Généralement, la perte des eaux est un des tout premiers signes du début de l’accouchement, mais ce n’est pas systématique. Sous l’effet des contractions, la poche gonfle à l’avant de la tête du bébé et atténue l’effet de la poussée la tête sur le col. La sage-femme ou le médecin peut alors décider de ne pas attendre la rupture spontanée de cette poche des eaux qui est obligatoire à 7 ou 8 cm de dilatation. À l’aide d’un petit instrument, il s’agit d’inciser la membrane qui contient les eaux. Cette intervention est totalement indolore, vous ressentirez simplement l’écoulement d’un liquide en haut des cuisses. La sage-femme ou le médecin s’intéresse à la couleur du liquide. S’il est transparent et clair ou légèrement jaune, tout va bien ; s’il est très jaune ou verdâtre, il peut signifier soit que l’enfant a émis une selle de méconium ou qu’il y a souffrance fœtale. L’examen des courbes données par le monitoring et l’analyse du liquide, pour déterminer s’il contient des germes, donneront une indication de diagnostic.