Derrière ce mot un peu barbare, haptonomie, se cache un merveilleux mode de communication parents-enfant. Nous le devons à un médecin néerlandais, Frans Veldman. Cette technique a pour fondement le sens du toucher et se pratique généralement dès que le bébé bouge. Rien n’est plus simple alors que d’entrer en contact
avec lui. Il suffit d’exercer sur le ventre de la mère de petites pressions pour sentir, pour voir le bébé bouger.
D’après le docteur Veldman, le fœtus perçoit très tôt des échanges, en ressent plaisir ou désagrément. Plus ces échanges sont chargés d’affectivité, mieux le fœtus enrichit sa personnalité et s’épanouit. Il est essentiel de donner à l’enfant, bien avant la naissance,
une sécurité affective. Cette confiance lui permettra d’acquérir plus vite et mieux l’autonomie que l’on souhaite pour tout être humain : un bon attachement permet un meilleur détachement.

Des contacts à partager en famille

Les gestes essentiels pour communiquer sont enseignés aux parents en 5 ou 6 séances  par des médecins ou des sages-femmes formés à cette technique. Ces premiers contacts donnent à la grossesse tout son sens. Les parents disent alors jouer avec leur bébé, lui parler, l’appeler. On sait que son sens du toucher est un des tout premiers à se développer et à être particulièrement pertormant. Ainsi, après quelques rendez-vous à heures fixes, il n’est pas rare que le bébé vienne lui-même à la rencontre de ses parents.  C’est encore pour le père et les autres enfants de la famille une expérience extraordinaire. Chacun d’entre eux entre en « contact » avec ce petit être à venir, les parents apprennent à connaître déjà les réactions de leur bébé. Ils éprouvent toujours émotion et émerveillement. Pour le père, cette pratique est une véritable préparation à la rencontre.

Pour les pères, l’haptonomie représente une véritable préparation
la rencontre et au dialogue avec leur enfant. Que ceux qui le souhaitent n’hésitent pas.

Des bienfaits physiques aussi

En pratiquant l’haptonomie, la future maman relâche ses muscles, la tonicité de sa paroi abdominale et de son périnée se modifie; son ventre semble se détendre pour laisser plus de place à l’enfant. L’haptonomie peut être aussi un moyen pour la future maman d’obtenir un peu plus de confort. Par exemple, lorsque le bébé comprime le diaphragme et gêne respiration, elle peut l’encourager à descendre un peu. Cette même technique pourra utilisée au cours de l’accouchement pour décontracter les muscles de la mère et guider
douceur et avec tendresse le bébé vers l’extérieur. Le rôle du père peut alors être important, s’il a assisté aux cours d’haptonomie, il dirigera lui-même l’enfant, son épouse luttant a plus efficacement.

Une mise en condition plus qu’une préparation

L’haptonomie n’est pas une réelle préparation à l’accouchement, et son fondateur, Frans Veldman, considère que a pratique est incompatible avec une méthode de préparation quelle qu’elle soit. Par contre, il recommande d’y asssocier des activités telles que le chant et la danse ou les exercices physiques comme la natation. Cette méthode  pour but de créer les meilleures conditions physioloques et psychologiques à l’attachement enfant-parents lu cours de la grossesse et au-delà, l’attention accordée avant toutes les chances de perdurer. Vue les enfants qui ont été bercés in utero par les caresses
de leurs parents s’épanouissent bien, sont vigilants, plus vifs et ont une bonne coordination motrice. Pour F. Veldman, si la mère a noué des relations depuis longtemps avec son bébé, elle pourra lui montrer le chemin de la naissance et le guider dans le passage qui le mène à la vie. En revanche, l’haptonomie n’a pas de réelle efficacité sur la douleur.
Elle peut cependant se pratiquer même si vous envisagez une péridurale. Au moment de l’accouchement, dans ce cas aussi, vous pourrez aider votre bébé à naître. Les jeunes mamans l’ayant pratiquée une bonne partie de leur grossesse ont une grande envie de faire enfin connaissance avec l’enfant avec qui elles communiquent depuis si longtemps.

Jeux de mains

Pendant les cours d’haptonomie ou seuls chez eux, les futurs parents ont appris à communiquer avec leur enfant. La mère sait qu’en posant sa main au niveau du fond de son utérus, celui-ci se contracte et le
bebé remonte nettement, si elle met sa mam sur le bas-ventre, le bébé
descend. Au moment de la naissance, elle va donc pouvoir le guider
vers l’extérieur. Généralement, on demande une grande participation
du père. Ainsi, lors de l’accouchement, il se place derrière sa femme
et pose ses mains sur son ventre.
À chaque contraction, il guide l’enfant dans le bon axe pour naître.
La présence du père et sa collaboration active à la naissance sécurisent totalement la mère et donnent au couple une force étonnante. La souffrance en est réduite, elle ne disparaît pas, mais l’accouchement est dédramatisé, les tensions musculaires sont modifiées, élevant ainsi le seuil de tolérance a la douleur.
La peur s’estompe au profit de la plénitude affective.

Le chant prénatal

Musicotherapie et chant prénatal ont un but essentiel: communiquer
précocement avec le bébé. La musicotherapie consiste à faire écouter
La même musique à la mère et au fœtus – au moyen d’un casque pour
elle et d’un haut-parleur posé sur son ventre pour lui. Cette concordance aurait pour l’un et l’autre un effet relaxant. Le chant prénatal permettrait d’apprendre au fœtus certains comportements en fonction de vibrations ou de fréquences données.
Mais le chant prénatal semble avoir surtout des vertus sur le plan de la respiration, notamment les vocalises – la position du corps indispensable pour bien chanter sollicite les abdominaux et fait travailler le bassin.
Au moment de l’accouchement, la mère exprime des sons graves qui
stimuleraient les contractions et aideraient à l’expulsion. Enfin, il est sans doute utile, à ce moment douloureux, de permettre à la mère de se concentrer sur sa respiration et de se sentir active.