Le gamète mâle, le spermatozoïde, se forme dans les testicules qui sont fixés au fond des bourses, en dehors de la cavité abdominale. Cette particularité est essentielle car la température du corps, en quasi-permanence à 37 °C, est incompatible avec la spermatogenèse. La descente des testicules vers les bourses commence dès la vie intra-utérine pour se terminer vers l’âge de 3 ans. Ces glandes sont en permanence actives, de la puberté à la fin de la vie, que l’homme ait ou non une activité sexuelle. Elles sont formées d’une multitude de petits tubes très fins, les tubes séminifères, enroulés comme les fils d’une pelote.

Le nombre fait la force

Dans sa vie, un homme produit en moyenne 1 000 milliards de spermatozoïdes. Tous ceux qui ne sont pas éjaculés sont naturellement détruits. Chaque testicule renferme 200 à 300 globules testiculaires, contenant eux-mêmes 1 à 4 tubes séminifères. Ceux-ci sont tapissés de cellules germinales qui se transformeront, par différentes étapes, en spermatozoïdes. Il faut 74 jours pour que se produise la spermatogenèse. Les testicules ont encore pour fonction la production de testostérone, hormone qui agit de la puberté à la fin de la vie. Son rôle est essentiel dans la spermatogenèse. Les fonctions des testicules sont sous  le contrôle de l’hypothalamus et de l’hypophyse. Dans les testicules, les spermatozoïdes ne sont pas mobiles. Ils le deviendront en ne diminution de traversant les canaux de l’épididyme, transportés par un liquide: le plasma séminal. Celui-ci est produit par la prostate et les glandes sans doute pour des séminales. Puis les spermatozoïdes traversent les 30 à 40 cm des canaux déférents pour être mis en attente dans les vésicules sans conséquence Séminales placées de part et d’autre de la prostate. Tout cela se fait en une quinzaine de jours et les spermatozoïdes se renouvellent tous les 30 jours environ dans les vésicules séminales. C’est au nombre de 300 millions à 400 millions qu’ils sont libérés lors d’un éjaculat. Ils sont alors mêlés à un liquide, le sperme, destiné à les nourrir et à les transporter.

La plus petite cellule

Chaque spermatozoïde a la même morpnoiogie : une tete ou sont situées les cenuies chromosomiques et un flagelle qui lui donne sa mobilité. C’est la plus petite cellule du corps humain, 50 microns. Il ne prendra son pouvoir fécondant que dans les voies génitales féminines.
Les spermatozoïdes peuvent vivre 3 à 4 jours dans l’utérus féminin, attendant l’ovule.

On constate, dans la population masculine des pays développés, une diminution de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes, sans doute pour des raisons de stress et d’environnement.
Modifications sans conséquence aujourd’hui sur la fertilité, mais « qu’en sera-t-il demain? »

Une sélection rigoureuse

La remontée des spermatozoïdes est très rapide. Ils traversent le vagin en 5 min et atteignent les trompes en 1 h, soit un parcours de 20 à 25 cm. Leur vélocité est décuplée par les contractions des muscles de l’utérus et des trompes.
La glaire cervicale élimine près de 99 % des spermatozoïdes d’un éjaculat qui en compte entre 300 millions et 400 millions.
Sont écartés tout particulièrement ceux qui présentent des anomalies morphologiques. La moitié environ des spermatozoïdes présentent des défauts (tête double, pas de flagelle, peu rapides, peu mobiles), qui les rendent incapables de  féconder l’ovule. Si, malgré tout, la fécondation a lieu, l’embryon ne se développera pas. Une seconde sélection se fait dans la première partie de la trompe et c’est seulement une centaine de spermatozoïdes qui partent à l’assaut de l’ovule.

Au moment de la ponte, l’ovule est entouré d’une couronne de cellules nutritionnelles formant le complexe cumulus-ovocyte. Cet ensemble, happé par la trompe, occupe la totalité du conduit tubulaire, dont l’environnement de nature collante est un véritable piège pour les spermatozoïdes.