Entre le moment où vous avez décidé d’avoir un enfant et celui tant désiré de la conception, il peut s’écouler un temps plus ou moins long, variable d’un couple à un autre. Pourquoi tout ne s’est pas passé aussi rapidement que vous l’aviez souhaité?

Histoire du couple

En premier lieu, il faut savoir que les couples totalement stériles sont rares (moins de 5 %).
En revanche, parmi les couples ayant des difficultés, on rencontre une grande majorité de sujets peu fertiles. La fertilité d’un couple ne s’évalue pas simplement sur les difficultés de l’un des partenaires (ainsi, un sperme de qualité médiocre ne posera pas de problème si la femme est très fertile), mais sur la fécondabilité, c’est-à-dire la probabilité de concevoir un enfant au cours d’un cycle menstruel.

On estime qu’elle est de 25 % pour un couple jeune. Avec un âge plus
avancé des deux partenaires ou de l’un d’entre eux. ce taux de probabilité devient de plus en plus faible. En général, pour un couple sans problème particulier et jeune (moins de 30 ans), il faut un délai moyen de six mois entre le moment où il décide de « faire un bébé » et celui où son projet se  réalise. Et sur 100 couples à la fertilité tout à fait normale. 3 en moyenne n’auront pas réussi a concevoir un enfant au bout de un an C’est dire la difficulté des couples dont la fertilité est faible ( 1 % environ de la population). C’est dans ce délai qu’il est normal de consulter un médecin. Ainsi, 4 % des couples qui consultent un médecin sont dans l’impossibilité de procréer, 16 % présentent une hypofécondité et les 80 % restants, devront attendre de un à trots ans avant de réussir a avoir un bébé Mais les années passant, la proportion de couples infertiles devient de plus en plus importante, les couples n’ayant pas réussi à concrétiser leur projet ont une fécondabilité moyenne diminuée.

Ne soyez pas trop impatients, il faut en moyenne six moii
pour concevoir un bébé : il y a toujours un délai entre désir
et réalisation.

Histoire de la mère

La variation ae la recondité dépend non seulement du rythme des rapports sexuels mais aussi d’autres facteurs comme la contraception antérieure. Ainsi, si vous utilisez une contraception orale avant d’envisager une grossesse, vous mettrez un peu plus de temps
à être enceinte. On estime qu’il faut ajouter un mois au délai normal. Mais c’est l’âge de la mère qui a le plus d’importance. Votre fécondabilité augmente jusqu’à l’âge de 25 ans, reste stationnaire jusqu’à 35 ans et diminue ensuite. En théorie, la fertilité de la femme se situe entre 12 et 52 ans, avec des variables de près de quinze ans d’une femme à l’autre.

Sa puberté a-t-elle été tardive ? sa ménopause précoce ? En réalité, la période dans la vie d’une femme pour avoir un bébé n’est que d’une vingtaine d’années. Il est probable, aussi, qu’un certain nombre de facteurs génétiques soient pris en compte. Les femmes issues de familles nombreuses semblent avoir moins de problèmes que les autres.
Des facteurs psychologiques, une grande joie ou une grande tristesse, peuvent rendre les choses plus ou moins faciles ou plus ou moins compliquées. Vous avez peut-être pu constater déjà l’importance des émotions sur votre cycle.

Histoire du père

Mais vous n’êtes pas la seule en cause. La qualité du sperme est également importante. Le seuil de fertilité se situe aux alentours de 60 millions de spermatozoïdes par ml, alors que la moyenne est de 98 millions par ml. Mais d’autres paramètres sont également importants, telle la mobilité des spermatozoïdes. Leur morphologie entre aussi en compte : il y a toujours un pourcentage de spermatozoïdes anormaux qui ne doit pas être trop élevé en cas de difficultés. Et il y a des liens entre ces différents paramètres. Plus la concentration est élevée, plus la mobilité l’est, ainsi que le pourcentage de spermatozoïdes bien formés.

Le temps de la rencontre

En étudiant des grossesses obtenues par insémination artificielle, les médecins ont pu mettre en évidence un certain nombre de facteurs influençant la réussite d’une grossesse. Ainsi, on a démontré, chiffres à l’appui, le rôle que jouent la qualité de la glaire cervicale, l’ouverture du col et le jour du cycle. L’étude met en valeur
une période particulièrement féconde, qui se situe trois jours avant celle signalée par le dernier point le plus bas de la courbe thermique du cycle. Elle remet donc en cause la valeur de ce jour, jusqu’alors considéré comme particulièrement fécond. À viser ce jour, il semble bien que l’on ne vise pas le meilleur. Du côté masculin, cette étude, entreprise à partir d’inséminations faites avec du sperme congelé, montre que le caractère le plus déterminant semble être le taux de spermatozoïdes mobiles. Si ce taux est supérieur à 50 %, les chances de succès sont deux fois plus élevées. Aussi conseille-t-on au couple
en désir d’enfant d’avoir des rapports sexuels 48 heures avant le jour qui précède l’ovulation.
En effet, des rapports trop fréquents risquent d’appauvrir la concentration de spermatozoïdes dans le sperme.
Enfin, la qualité de vie des couples n’est pas sans importance. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de bébés sont conçus en période de vacances. Et l’on ne saurait trop recommander au couple désirant un bébé de mener une vie régulière, d’où tout surmenage physique
et intellectuel soit absent, d’avoir une alimentation saine et variée ainsi que de diminuer les excitants tels que l’alcool et le tabac. Pour le docteur Spira, épidémiologiste et chercheur, un couple n’ayant aucune difficulté, a 30 % de chances de procréer sur un cycle, à raison
de deux ou trois rapports sexuels au bon moment.