Allongée, accroupie ou assise?



Dans les pays du tiers-monde, les femmes accouchent accroupies. Il est vrai que pour la plupart leurs activités aux champs et les longues marches à pied leur donnent une musculature fort différente de celle des femmes vivant dans les pays développés. En effet, la position accroupie est de plus en plus rare dans notre vie quotidienne.
Elle est pourtant physiologiquement la plus adaptée au réflexe expulsif qui se manifeste par un serrage maximal des abdominaux profonds, transverses et obliques. Au moment de l’accouchement, cette force s’ajoute à celle de la poussée de l’enfant.
En réalité, l’art de bien accoucher devrait se faire sans « pousser, bloquer » et le réflexe devrait se déclencher naturellement, lorsque le bébé est descendu dans le bassin et appuie sur le périnée.

Sur une table d’accouchement…

La médicalisation de l’accouchement est à l’origine de la table d’accouchement Autrefois, en France, les femmes accouchaient assises sur une chaise qui appartenait à la famille ou à la commune. Aujourd’hui, on est à la recherche d’une position plus efficace médicalement, plus confortable pour la mère et permettant une intervention pratique des médecins. C’est un vrai débat dans le monde médical. Il y a ceux qui restent farouchement pour la position
en décubitus dorsal, c’est-à-dire allongée sur une table gynécologique, les jambes relevées et les pieds calés dans des étriers. Cette position est la plus utilisée en France. La table gynécologique peut aussi être relevée dans une position semi-assise afin de permettre à la future maman d’attraper les étriers et ainsi d’accompagner au mieux la poussée au moment de l’expulsion. Cette position est la plus commode pour une bonne surveillance médicale et donne toutes les possibilités d’intervention rapide. Mais actuellement, un certain nombre de spécialistes lui reprochent d’être un obstacle à la descente du bébé et de provoquer des accouchements douloureux au niveau du dos. En effet, il n’y a aucun effet de pesanteur, le sacrum est immobilisé et les douleurs lombaires à leur maximum. De plus en plus de sages-femmes et d’obstétriciens préconisent de l’aménager en ramenant les cuisses de la femme vers le ventre, celle-ci plaçant ses cuisses dans les étriers de manière à ce que l’angle fémur-colonne vertébrale soit inférieur à 90 degrés.

… sur un tabouret…

Pour d’autres, la position la plus naturelle est celle accroupie. Ils ont donc mis au point des tabourets d’accouchement permettant à la femme de s’installer dans cette position plus confortablement. Ils estiment que c’est ainsi que les poussées au moment de l’expulsion sont les plus efficaces, la pesanteur du corps de la mère, comme celle de l’enfant, aidant la naissance.

De plus, dans cette position, le bassin s’élargit. Certaines maternités proposent même aux futures mamans d’accoucher assises sur des chaises d’accouchement, toujours pour faciliter l’expulsion : l’utérus ne comprime plus la veine cave inférieure et la poussée est plus aisée. Il semble encore que l’oxygénation de la future maman soit meilleure, le bébé n’oppressant plus le diaphragme. Toujours dans cette position, la force exprimée dans les jambes exerce une contre-pression qui renforce la poussée de l’expulsion.

… ou encore dans un fauteuil

Depuis quelques années, on a vu s’installer des matériels totalement nouveaux; ce sont des fauteuils, voire des sièges relax suspendus par des sangles et munis d’un moteur pour changer de position et permettre au médecin, le moment venu, d’intervenir. Extrêmement
confortables, ils sont dotés d’un appui pour la nuque et d’un autre pour les lombaires.
Ils permettent toute une gamme de postures allant de celle assise à celle accroupie.
Dans toutes les positions, les jambes peuvent être soutenues. Le siège est, bien sûr, conçu pour laisser libre la zone pelvienne.

 

 



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