Le recours à cette aide est plutôt conseillé à toutes celles qui redoutent la douleur, qui refusent la péridurale ou pour qui elle est contre-indiquée, à celles qui ont eu un travail très long et douloureux lors d’une grossesse précédente.
Les acupuncteurs, qui sont spécialisés dans la préparation à la naissance, affirment qu’ils obtiennent 95 % de réussite. L’acupuncture ne faisant appel à aucun médicament, elle pourra être relayée ou associée au besoin à la prise de médicaments ou à une anesthésie péridurale ou générale.

Une action analgésique reconnue…

Accoucher sous acupuncture est, bien sûr, la suite logique de la préparation à cette technique. Cela demande une certaine expérience chez l’acupuncteur et une bonne préparation de la patiente. C’est en effet un art délicat qui demande un diagnostic rapide et fin des
déséquilibres d’énergie.
Selon l’acupuncteur, les points retenus pour poser les aiguilles sont variables. Ils sont généralement placés aux poignets et aux pieds de manière à stimuler deux principes: le yin (domaine du repos, du silence, du froid, de l’humidité, du principe féminin), ou le yang
(domaine de la fermeté énergétique, du dynamisme, du mouvement, de la chaleur, de la sécheresse, du vide, du principe masculin). Toutes les heures, l’acupuncteur vérifie l’efficacité des aiguilles sur le travail obstétrical. On constate un effet analgésique, une accélération du
travail et une réduction du temps d’expulsion.
Aux points de relaxation s’ajoutent ceux qui rendent les contractions plus régulières, plus efficaces, sans en augmenter la douleur. Au moment de la dilatation complète, les points d’analgésie vont aider le périnée à bien se détendre. Après l’accouchement, l’acupuncteur
stimule certains points pour aider au décollement du placenta.

…mais encore mystérieuse

Le mode d’action analgésique de l’acupuncture n’est pas encore bien élucidé. On pense que les points d’acupuncture provoquent un traumatisme au niveau de la peau, qui entraîne un réflexe de l’organisme. Selon des découvertes récentes, l’acupuncture agirait notamment en stimulant la production de substances particulières du système nerveu : les endorphines.
Celles-ci interviennent dans la transmission de la douleur des cellules périphériques aux cellules nerveuses du cerveau.
Pour l’auriculothérapie, cousine de l’acupuncture, on détermine trois points principaux dans l’oreille. L’un a un effet sur l’intensité et le nombre des contractions, un autre diminue les douleurs lombaires, et le dernier commande l’assouplissement des tissus.
En fin d’accouchement, on stimule un quatrième point pour faciliter la délivrance.

La préparation

Quinze jours avant la naissance, le médecin acupuncteur aide à la descente du bébé et à la maturation du col de l’utérus. Par l’action des aiguilles, le muscle est ramolli pour aider à sa dilatation. Le moment de l’accouchement venu, il pose les aiguilles en des points variables selon la patiente. Il calme d’abord les angoisses et la
douleur, puis agit sur l’efficacité des contractions au moment de la dilatation complète, les points d’analgésie aident le périnée à bien se détendre.

En mal d’écoute

D’après un questionnaire qui leur a été soumis lors de consultations d’acupuncture à la maternité des Bluets, les femmes enceintes, à priori sceptiques convaincues de l’efficacité de cette technique, consultent dans leur grande priorité pour un mal de dos, une sciatique ou un état de fatigue général. résulte de l’entretien avec la sage-femme acupuncteur que ces futures mamans sont surtout en mal d’écoute. Médicalement prises en charge de façon anonyme, elles extériorisent un malaise qui va nécessiter des soins. Pour les qui choisissent l’acupuncture pour les soulager, la suite de la grossesse
vécue de façon beaucoup plus sereine. En effet, les douleurs disparaissent après une ou deux séances et, quand elles ressurgissent, elles sont mieux tolérées, comme inhérentes à la grossesse, sans chez elles, à nouveau, le sentiment d’angoisse qui, autant que la douleur, avait conduites à consulter.

L’étiopathie

Cette méthode libère les articulations du bassin de toutes leurs tensions et développe la souplesse de l’utérus.
Ainsi, la plupart des freins â la descente normale de l’enfant sont
levés.
Au moment de l’accouchement, il est recommandé de marcher le plus
longtemps possible et de mettre son bébé au monde accroupie, le dos
penché vers l’arrière, pieds rapprochés et genoux écartés pour ouvrir
très largement les articulations du bassin.